Les Etats-Unis pourraient exercer une certaine souveraineté sur de petites zones du Groenland, selon le « New York Times »
Dimanche 18 janvier, Mark Rutte a échangé par téléphone avec le président américain, avant d’évoquer le lendemain, avec les ministres des affaires étrangères danois et groenlandais au siège de l’OTAN, une solution créative, largement inspirée par le Royaume-Uni : transférer la souveraineté de la base de Pituffik, dans le nord du Groenland, entièrement aux Etats-Unis, en s’inspirant du statut des deux bases souveraines britanniques de l’île de Chypre.
Akrotiri et Dhekelia ont été conservées par la Couronne britannique après l’indépendance de Chypre, en 1960. Et Londres peut y mener ses activités sans interférence du gouvernement chypriote. A Pituffik, l’accord de sécurité de 1951, révisé en 2004, donne de très importants pouvoirs aux Etats-Unis, mais pas la « souveraineté » chère à Donald Trump. « Cela a joué un rôle », pense un diplomate européen, qui a suivi les négociations.
Selon le New York Times, le Danemark pourrait de surcroît céder des parcelles du territoire aux Etats-Unis pour qu’ils y établissent de nouvelles bases militaires, sous souveraineté américaine. Le sujet a été notamment évoqué lors d’une réunion, mercredi, au siège de l’OTAN. Ces éventuels transferts de souveraineté, une question sensible, doivent encore être affinés et acceptés par les Danois et les Groenlandais.




