vendredi, mars 13

La base est une cible sérieuse car elle se situe juste en face du Yémen, où les Houthis ont le pouvoir dans le nord-ouest du pays, et sont alliés à l’Iran et au Hezbollah. Le mouvement militaro-politique a menacé plusieurs fois de s’attaquer aux sites américains.

Plus grande implantation militaire des États-Unis sur le continent africain, la base abrite : 4 000 soldats dans un camp semi-souterrain, un aérodrome militaire, des drones Reaper, quelques avions dédiés à la surveillance et au ravitaillement, ainsi que 1000 locaux travailleurs employés sur place.

Les porte-avions américains engagés dans les opérations contre l’Iran, ainsi que certains sous-marins, peuvent également se ravitailler depuis cette base.

Des opérations encadrées

Mais les opérations lancées depuis le site restent limitées. Toute action doit être autorisée par le gouvernement djiboutien, qui cherche à rester neutre dans le conflit, y compris vis-à-vis du mouvement yéménite Houthis. Les autorités djiboutiennes ont déjà refusé que des opérations américaines soient menées contre lui depuis le site.

De plus, la base militaire dépend du commandement militaire américain pour l’Afrique, l’Africom, et non du Centcom, qui supervise les opérations au Moyen-Orient.

D’autres sites militaires dans la région

Dans les faits, les forces américaines basées à Djibouti sont surtout mobilisées pour les opérations antiterroristes en Somalie et la surveillance maritime et la lutte contre la piraterie – vocation initiale de la base, créée en 2002 après les attentats du 11 septembre.

Djibouti n’est pas la seule cible stratégique dans la région. Au Somaliland frontalier, le port de Berbera accueille déjà des installations militaires émiriennes et est en discussion avec Israël pour accueillir une base armée.

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