Plaintes pour des piqûres lors d’un concert de TF1, un homme mis en examen à Toulon

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Un homme a été mis en examen à Toulon dans le cadre d’une enquête sur des piqûres, a déclaré, dimanche 5 juin, le parquet de Toulon. Des spectateurs, qui assistaient dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juin, sur une plage du Var, à l’enregistrement d’une émission de TF1, en auraient été victimes. Un juge d’instruction a ouvert une information judiciaire, notamment pour « violences aggravées par arme [la seringue] et par préméditation ». Le suspect, âgé de 20 ans et résidant à Toulon, a été ainsi placé en détention provisoire, a fait savoir le procureur de la ville, Samuel Finielz.

Une vingtaine de spectateurs qui assistaient à l’enregistrement de l’émission « La Chanson de l’année » sur les plages du Mourillon, à Toulon, ont affirmé aux services de police avoir été victimes de piqûres lors du concert. « Plusieurs plaintes ont déjà été déposées et d’autres ne sont pas encore été formalisées », a précisé le procureur.

L’une des victimes, une agente de sûreté qui travaillait sur le site, a été hospitalisée. « Elle a été victime d’un malaise, mais nous n’avons pas pu encore déterminer si ce malaise était lié à une substance nuisible introduite dans la seringue ou à la situation de stress qu’elle venait de connaître », a précisé le magistrat.

Multiplication des piqûres en France

Ces événements ont entraîné des mouvements de foule sur la plage et l’intervention des forces de l’ordre. Des policiers, en position d’observation, ont repéré le principal suspect et procédé à son interpellation et à son placement en garde à vue avec un second individu qui, par la suite, a été remis en liberté, aucune charge ne pouvant être retenue à son encontre, a expliqué le représentant du parquet.

Le mis en examen a, lui, été identifié par deux jeunes femmes qui ont signalé aux enquêteurs qu’elles l’avaient vu avec une seringue et qu’elles avaient réussi à l’empêcher de les piquer. Elles ont également affirmé avoir été victimes de violences de sa part.

« En l’état de la procédure, l’homme conteste entièrement les faits, mais, au vu des dépositions des victimes, le parquet a estimé qu’il existait des charges suffisantes pour ouvrir une information judiciaire et le présenter à un juge », a exposé le procureur.

De mystérieuses piqûres à la seringue se sont multipliées en France ces derniers temps, principalement dans les boîtes de nuit. Dans ce cadre, le parquet de Toulon a mis en place, il y a un mois, un protocole avec la police et la gendarmerie pour ce type d’agression. Il prévoit un examen médico-légal des victimes par un médecin légiste, des prélèvements sanguins et urinaires ainsi que des prélèvements capillaires, plus précis, dans les six semaines, pour tenter de déterminer si des produits ou des substances nuisibles leur avaient été inoculés. Dimanche, sept examens médicaux avaient déjà été réalisés, dont les résultats devraient être connus la semaine prochaine.

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Le Monde avec AFP

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