Le « Thriller » de Michael Jackson a 40 ans : un album culte et toujours parfait

0
9

Pour accompagner l’anniversaire des 40 ans de la commercialisation, le 30 novembre 1982, de l’album Thriller, de Michael Jackson, la major du disque Sony Music et la structure qui gère son héritage artistique (Estate of Michael Jackson) auraient pu proposer l’un de ces coffrets bien pourvus, régulièrement publiés pour des rééditions d’albums « historiques ». Guère compliqué à concevoir avec, outre l’album original, l’ensemble des faces A et B des singles, les enregistrements des séances en studio mis de côté, les démos (maquettes, pistes de travail) de chansons de l’album, quelques inédits – l’industrie du disque en trouve toujours – et les vidéos des chansons Billie Jean, Beat It et Thriller.

Ce 18 novembre, le Thriller 40 a une allure plus modeste. L’album original de neuf chansons est, d’une part, réédité sur support vinyle. L’édition CD présente, en plus, dix titres sur un second CD et une édition dématérialisée y ajoute des démos de quelques chansons de l’album et les inutiles remix réalisés en 2008 pour la précédente réédition, Thriller 25. Un communiqué, aux Etats-Unis, à la mi-mai, avait d’abord annoncé dix inédits. Mais à mesure qu’ont été révélés, début septembre, sur le compte Facebook de Michael Jackson, les noms de ces titres, il est apparu que certains avaient déjà été publiés.

Ainsi, Got the Hots figurait sur l’édition japonaise de Thriller 25 ; Sunset Driver – et son entraînante basse disco – sur la compilation The Ultimate Collection, en 2004 ; Carousel sur l’édition française d’une autre compilation, King of Pop, en 2008, publication dont le contenu variait selon les pays… Les ajouts à cette troisième réédition – après Special Edition, en 2001, et Thriller 25 – de l’album le plus célèbre du chanteur et auteur-compositeur mort le 25 juin 2009, à l’âge de 50 ans, sont donc plus précisément des raretés et des inédits, des démos le plus souvent avec une instrumentation assez fournie. Le fan devrait quand même être satisfait.

Duo avec Paul McCartney

L’on y trouve ainsi la version de Behind the Mask, un instrumental du groupe Yellow Magic Orchestra, auquel Michael Jackson avait ajouté des paroles. Basse, batterie ou programmation de boîte à rythmes, différents sons de claviers enrobent la ballade Who Do You Know, avec un court solo de guitare, l’allègre Can’t Get Outta the Rain, qui pourrait fort bien aller à Stevie Wonder, ou la version par Jackson de She’s Trouble, écrite et composée par Billy Livsey, Terry Britten et Sue Shifrin, que le groupe de reggae britannique Musical Youth avait interprété en 1983. Dépouillé, avec piano acoustique et effets rythmiques à la voix, What a Lovely Way to Go fait passer le plus d’émotion. Et si Starlight est immédiatement reconnaissable, c’est parce qu’il s’agit de la première version de Thriller, écrite et composée par Rod Temperton, qui en changera le texte. Le radieux et lumineux « Give me some starlight/ Starlight sun » devenant l’inquiétant et nocturne « Cause this is thriller/ Thriller night ».

Il vous reste 46.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici