France Télévisions répond à la polémique sur le nombre de CDD des piliers du jeu

0
45

Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat ont “travaillé environ 35 à 40 jours par an, regroupés en six à huit sessions. Ils n’ont donc pas collaboré dans les conditions d’un CDI à temps plein”, affirme France Télévisions ce mardi.

Pour eux, “le compte n’est pas bon”: évincés après des décennies de collaboration, les deux figures historiques du jeu télévisé Des chiffres et des lettres ont créé la polémique en dévoilant les conditions de leur départ et mettant en lumière la précarité dans l’audiovisuel.

Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat ont dénoncé lundi le caractère “contraint et forcé” de leur départ, en réponse aux “déclarations angéliques” d’une dirigeante de France Télévisions.

“Nous ne nous sommes pas mis d’accord et nous le regrettons”, avait expliqué vendredi au Parisien la directrice de l’unité des jeux, variétés et divertissements du groupe public, Alexandra Redde-Amiel.

Une procédure aux prud’hommes?

La réalité est “moins rose bonbon”, assurent les acolytes de Laurent Romejko. Ce dernier est amené à conserver le poste qu’il occupe depuis 30 ans au sein du jeu à la longévité exceptionnelle, (un demi-siècle au compteur) qui sera diffusé uniquement le weekend à partir de la rentrée.

France Télévisions “a exigé une baisse de notre salaire de l’ordre de 60% et a refusé de nous accorder le CDI que nous avons eu l’outrecuidance de réclamer”, s’indignent les deux arbitres dans un communiqué.

De quoi justifier aussi “très rapidement” une procédure aux prud’hommes sauf si les deux parties parviennent à un accord “in extremis”, a affirmé leur avocate, Juliette Mascart.

Forfait de “240 euros par émission”

“Le recours” aux CDD dits d’usage “est autorisé et pratiqué par l’ensemble de la profession”, rappelle de son côté France Télévisions dans un communiqué transmis mardi, car “la reconduction d’une émission dans une grille est réinterrogée chaque année”.

“Madame Boulin-Prat et Monsieur Renard ont travaillé environ 35 à 40 jours par an, regroupés en six à huit sessions. Ils n’ont donc pas collaboré dans les conditions d’un CDI à temps plein”, poursuit le groupe public. Et une “augmentation” de leur cachet” leur a été proposé pour “compenser une part significative de la baisse du nombre d’émissions”.

“À partir du moment où un salarié cumule des contrats de travail sur plusieurs années (…) il fait partie de l’entreprise”, plaide Eric Vial, responsable FO chargé des conventions collectives de l’audiovisuel.

Souhaitant “mettre fin au fantasme du tas d’or sur lequel” ses clients “seraient assis”, Juliette Mascart précise qu’ils gagnaient une rémunération forfaitaire de “240 euros par émission”.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici