Déferlantes – 2022 : Avec Orelsan, Feder et Martin Garrix jusqu’au bout de la nuit… la jeunesse a tout emporté sur son passage pour la deuxième soirée

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Après une première entrée en matière réussie jeudi, la deuxième soirée des Déferlantes à Céret semblait marquer un tournant dans l’histoire du festival. La programmation taillait la part belle à un jeune public avec des artistes comme Orelsan ou plusieurs Dj’s. Pari réussi : le cap des 30.000 festivaliers a été atteint. 

Orelsan, c’est comme de l’or à la banque. Une valeur refuge, l’assurance de passer en tout cas une soirée dans la pure veine des Déferlantes. Et comme à chaque fois, le rappeur de Cazn n’a pas déçu, emportant avec lui un public jeune, survolté, mordant, et pas que la poussière d’Aubiry. “Jour Meilleur”, “Du propre”, “La Quête” ou encore “L’Odeur de l’Essence”. Interprétant les hits de son dernier album, Orelsan s’est régalé en pleine communion avec son public, ne manquant pas d’ironiser sur justement ce vent et cette poussière qui frappent au visage du public depuis maintenant deux jours. 

Car plus fort que la tramontane, c’est un véritable vent de jeunesse qui a soufflé sur les Déferlantes vendredi. Il faut dire que la programmation de ce vendredi lui était dédiée. Avec Orelsan mais aussi en Tones and I pour donner du coffre à un public bouillant alimenté au passage par les sets du DJ Martin Garrix pour terminer en beauté. Les 30.000 spectateurs ont clairement eu l’air d’apprécier. 

Et si c’était Tones and I qui avait finalement donné le ton de cette soirée ? Reprenant des tubes de Jay-Z (“Young Forever”) ou Rihanna (“Diamonds”), la chanteuse australienne a tourné le volume vers les plus hauts décibels pour ne plus en redescendre. 

Tones And I a parfaitement lancé la journée.
Independant – MICHEL CLEMENTZ

Un souffle et une pulsion dont raffolent Rilès. Valeur sûre des Déferlantes, la bête de scène a chauffé à blanc un public qui n’en demandait pas moins. Tous frères dans la fosse au moment de chanter “Brothers”, l’un des tubes de l’artiste qui fait mouche à chaque coup. 

Dans son nouvel écrin au Château d’Aubiry de Céret, les Déferlantes n’en oublient pas pour autant ce qui fait leur ADN : l’éclectisme de la programmation. Malgré des générations d’écart entre les artistes, le public garde ses repères et c’est tout ce qu’il souhaitait retrouver. Des Déferlantes de folie pour tous les âges et pour tous les goûts. 

Entre Tones And I et Orelsan, se sont succédés sur scène Sean Paul et -M- : la vieille garde qui n’a pas pris une ride reste au contact. Dans ce tourbillon de jeunesse, les deux quinquas de la soirée ont pu démontrer qu’ils avaient de beaux restes. Sean Paul, frais comme un gardon, a fait monter le mercure, si tant est qu’il y en avait besoin, avec des hits comme “Temperature” ou “Got 2 Lov U”. 

Quand à -M-, c’est un peu le chouchou du public. Avec ses tubes comme “Machistador” ou encore le tout récent “Dans ta radio”, il est parvenu à embarquer dans son univers un public qui n’est pourtant pas le sien. La marque des grands. 

Sean Paul était en feu.
Sean Paul était en feu.
Independant – MICHEL CLEMENTZ

Car ce n’était pas simple de résister face la tempête de la scène DJ au pied du Château, à quelques dizaines de mètres des grandes scènes. Au même moment, c’était la star des platines Feder qui mettait le feu. Remixant des tubes des derniers étés, le DJ français a conquis une scène pleine à craquer. Un vrai raz-de-marée aux sonorités électros. Devant l’accueil chaleureux du public, le DJ s’est même permis de jouer les prolongations. 

Le jeune public pouvait d’ailleurs se délecter d’une dernière lampée d’électro avec Martin Garrix sur la scène principale qui a réussi à garder jusqu’à 2 heures du matin plus de 20.000 festivaliers pas pressés de rentrer. 

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