Nouveau procès en vue pour Sylvain Jouanneau? C’est en tout cas ce que demande le parquet de Caen (Calvados), qui a requis le renvoi devant une cour d’assises du père du petit Mathis Jouanneau, cette fois-ci pour « meurtre sur mineur de 15 ans », le 1er avril dernier, a appris BFM d’une source proche du dossier, confirmant une information de Ouest-France.
Le 4 septembre 2011, Mathis, 8 ans, se volatilise à Mondeville, non loin de Caen, alors que son père devait le ramener chez sa mère en fin de journée. Immédiatement soupçonné, ce dernier, qui n’acceptait pas sa séparation avec la mère de l’enfant, est également introuvable.
Sylvain Jouanneau finit par être interpellé, trois mois plus tard, à Villeneuve-lès-Avignon (Gard). Mais il refuse de dire où se trouve son fils, affirmant seulement l’avoir mis en sécurité, à l’étranger.
Déjà reconnu coupable de l’enlèvement de son fils
En 2015, l’homme avait été condamné pour l' »enlèvement et la séquestration » de Mathis, à 20 ans de réclusion criminelle, peine dont il n’avait pas fait appel après être resté mutique pendant tout le procès.
Le corps de Mathis n’a jamais été découvert, son père niant l’avoir tué. En 2022, c’est l’émission Appel à témoins qui a renforcé l’espoir de le retrouver vivant, trois personnes n’ayant aucun lien entre elles ont déclaré l’avoir vu à Avignon sous les traits d’un sans-abri âgé d’environ 18 ans, âge qu’il aurait dû avoir à ce moment-là.
Finalement, cela a été un coup d’épée dans l’eau. « L’appel à témoins n’a rien donné de particulier. Rien n’indiquait que Mathis était toujours vivant », nous explique Me Aline Lebret, avocate de la mère du petit garçon, partie civile dans le dossier.
Si le parquet a décidé de demander le renvoi de Sylvain Jouanneau pour « meurtre » cette fois-ci, c’est parce que des analyses ont révélé la présence de l’ADN de l’enfant dans le coffre de sa voiture. Cela pourrait indiquer, selon les enquêteurs, que le corps de Mathis a été transporté ainsi. Le juge d’instruction doit rendre sa décision dans les jours à venir concernant le renvoi du mis en cause devant une cour d’assises. Par la suite, ce dernier pourra, s’il le souhaite, faire appel de ce renvoi.
Article original publié sur BFMTV.com




