vendredi, janvier 2

Selon l’agence de presse chinoise officielle Xinhua, Xi Jinping et Donald Trump se sont entretenus au téléphone lundi 24 novembre pour aborder, notamment, l’épineux dossier taïwanais. “Xi Jinping a rappelé la position de la Chine sur Taïwan, en soulignant que son rattachement à la République populaire de Chine était nécessaire pour garantir l’ordre mondial hérité de la Seconde Guerre mondiale”, rapporte Xinhua.

Le président chinois a également estimé que les deux pays “devraient conserver leur dynamique dans leurs relations et continuer à avancer dans la direction” née de leur rencontre à Busan, en Corée du Sud, fin octobre, lors de laquelle les superpuissances avaient fait des concessions réciproques dans la guerre commerciale les opposant. Le ministre des Affaires étrangères chinois a, dans la foulée de l’annonce de cette discussion téléphonique, publié un communiqué saluant les efforts communs mis en place depuis la rencontre de Busan.

“La Maison-Blanche a confirmé que l’appel avait eu lieu, mais n’a pas donné de détails sur la teneur de la discussion”, indique le site américain Bloomberg.

Dossiers brûlants

Cette conversation intervient dans un contexte diplomatique chargé. “La Chine voit s’intensifier son différend avec le Japon à propos des commentaires de la Première ministre [japonaise] Sanae Takaichi sur Taïwan, et les États-Unis ont annoncé une proposition de paix en 28 points pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine”, résume le South China Morning Post.

Sur ce dernier point, “les deux dirigeants ont évoqué l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et Xi a exprimé son espoir que les deux parties parviennent à un accord de paix définitif”, rapporte Bloomberg, citant le document produit par le ministère des affaires étrangères chinois.

De son côté, le quotidien économique britannique Financial Times rappelle que “l’appel de lundi intervient alors que l’administration Trump débat de la possibilité d’autoriser la Chine à acheter des puces H200 fabriquées par Nvidia, une décision à laquelle s’opposent certains responsables américains”. Le fabricant de puces n’a en effet pas l’autorisation de vendre ses microprocesseurs les plus avancés, et donc stratégiques à des entreprises installées en Chine, dans le cadre de la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington.

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