samedi, août 22

  • Le taux de remboursement du Beyfortus et de l’Abrysvo va être relevé de 30 à 65% fin août.
  • Cette revalorisation intervient à la suite d’une réévaluation faite par la Haute Autorité de santé en juillet.
  • L’institution leur avait alors accordé un « service médical rendu important » contre « modéré » jusqu’alors.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Une réponse à une demande des principales organisations de pédiatres de France. Selon des avis parus vendredi 21 août au Journal officiel, le taux de remboursement des traitements préventifs disponibles contre la bronchiolite des nourrissons sera relevé à compter de fin août, pour passer de 30 à 65%.

Les deux traitements concernés par cette révision de l’Assurance maladie – l’Abrysvo de l’américain Pfizer (nouvelle fenêtre) et le Beyfortus du français Sanofi (nouvelle fenêtre) aux côtés du laboratoire britannique AstraZeneca – protègent contre les infections du virus respiratoire syncytial (VRS) qui cause la bronchiolite, une maladie généralement sans gravité, mais qui peut, parfois, se compliquer et déboucher sur des hospitalisations.

Abrysvo est un vaccin maternel donné vers la fin de la grossesse pour que l’immunité de la mère soit transmise au bébé et ainsi le protéger de la naissance jusqu’à l’âge de 6 mois. Beyfortus est un anticorps de synthèse injectable pour prévenir les bronchiolites chez les nourrissons lors de leur première saison épidémique, mais aussi chez les petits jusqu’à l’âge de 2 ans qui risquent de développer une forme sévère de la maladie au cours de leur deuxième exposition au VRS.

Cette revalorisation du taux de remboursement intervient à la suite d’une réévaluation de ces spécialités par la Haute Autorité de santé (HAS) en juillet. L’institution leur a alors octroyé un « service médical rendu important » contre « modéré » jusqu’alors, dans la prévention des nourrissons face aux infections dues au VRS. Elle préconise « une accessibilité des deux médicaments dans les maternités ».

Fin 2024, les principales organisations de pédiatres français avaient estimé que Beyfortus n’était pas suffisamment remboursé alors que de nombreux vaccins pour les enfants le sont à 65% et celui contre la rougeole l’est intégralement. Fin 2025, une étude Epi-Phare qui réunit l’agence du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie avait conclu que les bébés immunisés avec Beyfortus avaient 25% de risque en moins d’être hospitalisés à cause du VRS par rapport à Abrysvo.

La rédaction de TF1info avec AFP

Share.
Exit mobile version