- Une commission de la Chambre des représentants a révélé lundi le contenu d’un album offert à Jeffrey Epstein pour ses 50 ans.
- On y trouve un dessin salace attribué à Donald Trump dont l’authenticité est niée par la Maison-Blanche.
- Mais aussi de nombreux messages d’affection signés de l’ancien président Bill Clinton et d’autres célébrités.
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Le second mandat de Donald Trump
Nouveau rebondissement dans l’affaire Epstein ? Une commission de surveillance de la Chambre des représentants a rendu publique une version expurgée d’un album de 238 pages, regorgeant de « photographies, de dessins, d’images et de textes chargés de références sexuellement explicites »
offert au sulfureux financier pour célébrer son 50ᵉ anniversaire en 2003.
Parmi les « témoignages d’affection » compilés au sein de ce livre d’or par Ghislaine Maxwell, la compagne du financier retrouvé mort dans sa cellule en 2019, les médias américains se sont précipités sur le dessin d’un buste féminin, la signature reconnaissable entre mille de Donald Trump en lieu et place du pubis (nouvelle fenêtre).
La Maison-Blanche crie au complot démocrate
La Maison-Blanche s’est empressée de démentir qu’il soit l’œuvre du président américain, sa porte-parole Karoline Leavitt assurant qu’il s’agit « de fausses informations visant à alimenter le complot démocrate »
autour de la relation entre les deux hommes, longtemps figures de la jet-set new-yorkaise dans les années 1980 à 2000.
La version expurgée de ce document étonnant a pu être consultée par plusieurs médias américains comme le Wall Street Journal
qui en avait révélé l’existence cet été. Organisé en sections telles que « Famille », « Brooklyn », « Affaires », « Amies », « Enfants », « Amis », « Science », « Assistantes spéciales » ou encore « Les 50 prochaines années », il retrace la vie d’Epstein à coups d’anecdotes personnelles.
Un Français parmi les contributeurs
Hormis Donald Trump, un autre président américain figure parmi les contributeurs puisque Bill Clinton loue « la curiosité enfantine »
du financier. Une contribution attribuée à l’avocat Alan Dershowitz, proche de Trump, détourne, elle, une couverture de Vanity Fair avec des phrases comme « Vas-y Jeffrey, consomme-moi Jeffrey »
. Le chercheur Nathan Myhrvold, ancien de Microsoft, a lui joint à son message des photos d’un singe en érection, ainsi que d’un couple de zèbres et d’un couple de lions en plein acte sexuel.
D’autres témoignages sont attribués au milliardaire Leon Black, à l’ambassadeur britannique Lord Mandelson, à la styliste Vera Wang, l’ancien propriétaire de Victoria’s Secret Les Wexner ou encore au Français Jean-Luc Brunel, dénicheur de mannequins qui s’est, lui aussi, suicidé en prison en 2020 après avoir été mis en examen et écroué en décembre 2020 pour « viols sur mineur de plus de 15 ans » et « harcèlement sexuel ».
Un autre document a été rendu public lundi par les démocrates, une photo sur laquelle Jeffrey Epstein apparaît avec plusieurs personnes, tenant un chèque géant de 22.500 dollars visiblement signé du nom de Donald Trump (« DJTRUMP »), accompagné d’un texte évoquant la « vente »
d’une femme « complètement dévalorisée »
. Là encore, la Maison Blanche a remis en question sa crédibilité.
L’affaire Epstein empoisonne depuis de longues semaines la présidence de Donald Trump, en particulier auprès de sa base qui s’abreuve de théories complotistes, selon lesquelles le financier aurait été assassiné pour l’empêcher d’impliquer des personnalités de premier plan. Une partie de l’opposition s’en sert également pour déstabiliser le président, au point d’envisager une procédure de destitution qui a peu de chances d’aboutir.











