- La tempête Goretti et ses rafales ont parcouru l’ouest et le nord de la France de jeudi à vendredi.
- Des pointes particulièrement marquées ont été enregistrées sur les littoraux breton et normand, mais aussi dans les terres.
- Une alerte aux vagues-submersion avait également été lancée dans ces régions, face à une houle parfois impressionnante.
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Après la neige et le verglas… la tempête Goretti
Les rafales se sont enchaînées pendant des heures, avec des pointes parfois spectaculaires. Les vents de la tempête Goretti, qui a balayé une large partie (nouvelle fenêtre) de l’ouest et du nord de la France entre jeudi 8 et vendredi 9 janvier, ont atteint des vitesses vertigineuses sur certaines zones les plus exposées, notamment sur les côtes normandes et bretonnes. Le phénomène a aussi alimenté une houle impressionnante au large des deux régions, avec des vagues de plusieurs mètres enregistrées par endroits (nouvelle fenêtre).
Record à Cherbourg, jusqu’à 213 km/h à Gatteville-le-Phare
Les rafales les plus marquantes ont été signalées du côté de Cherbourg, dans la Manche, unique département placé en vigilance rouge (nouvelle fenêtre), avant de basculer en jaune ce vendredi. Le vent y a soufflé à 161 km/h, « nouveau record absolu pour la station »
après 155 km/h relevés en octobre 1987, indique Météo-France sur le réseau social X.
#TEMPÊTE #GORETTI Comme prévu, la tempête #Goretti a provoqué de fortes rafales sur la #Manche , placée en #vigilancerouge par nos services. L’ensemble des dptm côtiers ont été touchés par des vents de plus de 90 / 100 km/h, parfois plus de 120 km/h. Quelques chiffres ⤵️ https://t.co/cOPcqZSQk0 pic.twitter.com/VL3ranClwg — Météo-France Ouest (@MeteoFrance_O) January 9, 2026
Sur son site (nouvelle fenêtre), le centre de prévisions signale aussi 111 km/h à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et 108 km/h à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), toujours sur les côtes. Les valeurs les plus impressionnantes (nouvelle fenêtre) ont toutefois été relevées par des stations placées sur des sémaphores, où « le vent est mesuré à plusieurs mètres ou dizaines de mètres au-dessus du sol »
: le record revient à Gatteville-le-Phare, un village de 480 habitants dans la Manche, où le vent a soufflé à 213 km/h.
Ici, le vent a soufflé jusqu’à 213 km/hSource : JT 13h Semaine
01:42
Ici, le vent a soufflé jusqu’à 213 km/h
« C’est tout à fait proche de la tempête de 1987, qui était de 220 km/h »
, explique la maire (SE) Christine Léonard, dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus. Des tuiles se sont envolées et des meubles de jardin ont été retournés, tandis qu’un trampoline a été propulsé à plusieurs centaines de mètres, sous la force du vent (nouvelle fenêtre).
Près de 150 km/h même dans les terres
Météo-France enregistre par ailleurs 182 km/h à Barneville-Carteret et 178 km/h à St-Vaast-la-Hougue, deux autres communes de la Manche. Des pointes à 157 km/h ont en outre été relevées à Fécamp, en Seine-Maritime.
Du côté de la Bretagne, le centre de prévisions a enregistré par exemple 152 km/h à l’Île de Bréhat (Côtes-d’Armor), 148 km/h à Brignogan et 147 km/h sur l’Île de Batz (Finistère).
Dans les terres, le vent a aussi soufflé intensément : jusqu’à 147 km/h à Caen (Calvados), 130 km/h à l’Aigle et 129 km/h à Flers (Orne). À Rouen, en Seine-Maritime, la vitesse des rafales a grimpé à 115 km/h, tandis que sur la pointe bretonne (nouvelle fenêtre), à Brest, elle est montée à 118 km/h. « Sur la Normandie, la tempête Goretti est globalement comparable à
la tempête Ciarán
(nouvelle fenêtre) de novembre 2023, mais n’atteint pas les valeurs de la tempête de 1987″
, souligne le service météorologique.
Par ailleurs, le sud-ouest de la France n’est pas en reste, avec 129 km/h relevés à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et 100 km/h à Dax (Landes), comme le signale sur X (nouvelle fenêtre) la cheffe du service météo de TF1, Evelyne Dhéliat.
Des vagues de plus de 8 mètres de haut au large de Brest
La tempête a aussi généré une très forte houle sur les côtes bretonnes et normandes (nouvelle fenêtre), placées pour certaines en vigilance orange aux vagues-submersion jeudi. Météo-France a relevé 8,4 mètres de vagues « à 21h à la bouée Les Pierres Noires »
, près de la rade de Brest dans le Finistère, ainsi que 5 à 6 mètres en Manche, à 23h15.
La surcote est même montée à 1,5 mètre à 23h20 à Dielette (Manche), « au moment de la pleine mer »
. Elle a aussi grimpé à 1,1 mètre à Dieppe (Seine-Maritime), à 1 mètre à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et Ouistreham (Calvados), à des moments différents de la nuit, mais également lors de la pleine mer.
Le Candhis, l’Observatoire côtier national de mesure in situ des états de mer, a dévoilé sur X (nouvelle fenêtre) des chiffres plus impressionnants encore : dans la nuit de jeudi à vendredi, il a enregistré une hauteur de vague maximale de 17,4 mètres à la bouée de mesure de Belle-Île-en-Mer (Morbihan), 13,6 mètres à l’île d’Oléron (Charente-Maritime) ou encore 11,1 mètres au Cap Ferret (Gironde).
🌊 #Tempête #GORETTI L’observatoire #Candhis a enregistré les hauteurs de #vagues . Pour les explications : https://t.co/XGXQI1V3yC #CeremaLittoral #CeremaMaritime pic.twitter.com/0Xj3XEMvll — Cerema (@CeremaCom) January 9, 2026
Ces valeurs maximales correspondent toutefois à une seule vague enregistrée. Mais les relevés restent marquants pour la hauteur des fortes vagues en moyenne, que l’on retrouve à gauche des barres obliques, sur la carte ci-dessus. Ces relevés sont montés à 7,7 mètres pour Belle-Île-en-Mer, 6,8 mètres pour l’île d’Oléron et 6,7 mètres au Cap Ferret.
Au fil de la journée de vendredi, le calme est toutefois revenu progressivement : depuis 18h, plus aucun département n’est placé en alerte orange au vent ni aux vagues-submersion. Des intempéries devraient malgré tout se maintenir ce week-end, mais avec cette fois un épisode neigeux dans l’est de la France. Six départements, dont les Vosges, le Doubs et le Jura, ont été placés en vigilance orange à la neige et au verglas pour la journée de samedi.




