mercredi, février 18

  • Saintes (Charente-Maritime) connaît déjà sa troisième crue depuis 2021, la pire depuis plus de 40 ans.
  • Au total, 900 foyers sont inondés.
  • Les pompiers doivent évacuer en urgence des habitants entourés par les eaux.

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La situation est plus que compliquée. Roger, 82 ans, a dû être évacué en urgence. Son immeuble de Saintes s’est retrouvé encerclé par les eaux. Les autres habitants sont déjà partis avant lui. « Je ne peux pas faire autrement. Je suis coincé ici », confie-t-il. À Saintes, la crue ne cesse de progresser. Dans ce quartier, l’eau transforme les rues en canots. Un habitant que nous avons rencontré est bloqué à l’étage. « 27 ans que j’habite là, j’ai connu une inondation en 2008. Mais autant d’eau comme ça, non », nous dit-il. 

Ce mercredi matin, le niveau de la Charente dépassait les 6,30 mètres. Du jamais vu depuis 40 ans. « Regardez au loin, cette rue où les secours interviennent, d’habitude, n’est jamais inondée. Là, aujourd’hui, j’ai de l’eau jusqu’à la taille. Et c’est exceptionnel parce que de nombreux habitants sont inondés pour la première fois », explique notre envoyé spécial Antoine Cazabonne. C’est le cas d’un jeune homme, contraint de porter son chien à bout de bras. « Moi, j’ai acheté cette année. On m’a dit que ça n’a jamais été inondé. Et malheureusement, vu qu’on bat des records, les maisons qui n’ont jamais encore été inondées le sont », déplore-t-il. 

Au total, 900 foyers sont inondés. De nombreux habitants n’ont pas encore quitté les lieux, comme une mère de famille que nous avons croisée, car l’eau est montée trop vite. « Toute la cave a pris l’eau. Et là, vous voyez, je n’ai plus qu’une marche avant que ça rentre dans la maison. Moi, je vais évacuer. Là, j’ai vidé, j’ai juste un meuble ou deux à monter », nous dit-elle. Pour son voisin Cédric, il est déjà trop tard. L’eau s’est infiltrée au rez-de-chaussée. Après avoir connu trois inondations en cinq ans, il aimerait partir mais c’est impossible. « On n’a pas le choix, parce qu’on n’a pas fini de payer la maison, donc on est obligé de rester et on ne peut pas déménager. Ça ne peut pas se vendre, donc on n’est pas obligé de rester. À cause de ces inondations, personne ne va vouloir acheter. Ou alors, on va casser les prix », déplore-t-il. 

Les pompiers vont devoir travailler toute la journée. En effet, au moins 100 personnes doivent encore être évacuées ce mercredi après-midi.

La rédaction de TF1info | Reportage Antoine CAZABONNE, Christophe DEVAUX

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