mercredi, février 4
Le député ciottiste de l’Hérault Charles Alloncle (à gauche) et le député (Horizons) du Calvados Jérémie Patrier-Leitus, respectivement rapporteur et président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 2 février 2026.

Le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, le député (Horizons) du Calvados Jérémie Patrier-Leitus, a beau répéter régulièrement qu’« une commission d’enquête n’est pas un tribunal, et nous, parlementaires, ne sommes pas des procureurs », un élu au moins fait la sourde oreille. Au grand dam de quatre de ses collègues qui, au nom de ce principe, ont demandé à la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, dans un courrier envoyé lundi 2 février, « d’intervenir par un rappel à l’ordre » du rapporteur Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République) engagé, de leur point de vue, dans une « chasse aux sorcières ».

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : Thomas Legrand dénonce une « barbouzerie », Yaël Braun-Pivet adresse un « rappel à l’ordre »

« Chaque audition, justifient Ayda Hadizadeh (Val-d’Oise, Parti socialiste), Sophie Taillé-Polian (Val-de-Marne, Génération.s), Erwan Balanant (Finistère, MoDem) et Céline Calvez (Haut-de-Seine, Renaissance), jet[te] en pâture sur les réseaux sociaux les personnes auditionnées, contraintes parfois de se justifier abusivement sur des éléments propres à leur vie privée et sans rapport direct ou suffisant avec leurs activités journalistiques ou l’objet de leurs interventions dans le cadre de l’audiovisuel public. » Une première fois déjà, en décembre 2025, Mme Braun-Pivet avait rappelé à l’ordre le député ciottiste, lui demandant de « faire preuve de retenue dans [ses] prises de position, et [ses] expressions publiques ».

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