mercredi, mars 25

La capacité des pieuvres et d’autres céphalopodes à changer de couleur presque instantanément en fonction de leur environnement a toujours fasciné l’être humain – et tout particulièrement la communauté scientifique. Des chercheurs de l’université de Stanford, en Californie, s’en sont directement inspirés pour créer une peau synthétique capable de changer de couleur et de texture.

“Pour la première fois, nous pouvons imiter des aspects clés du camouflage des pieuvres, des seiches et des calmars dans différents environnements, à savoir contrôler des textures complexes et d’apparence naturelle, tout en modifiant simultanément des motifs de couleur indépendants”, s’enthousiasme Siddharth Doshi, qui a publié cette semaine les résultats de ses recherches dans la revue Nature.

Sur la base de l’observation des pieuvres, ils ont compris que “le poli ou la rugosité des surfaces [pouvait] modifier la lumière qu’elles réfléchissent, créant ainsi une palette visuelle beaucoup plus large que celle obtenue par de simples variations de couleur”, observe le Financial Times.

« Peaux intelligentes »

Pour tenter d’imiter la peau des mollusques, “les scientifiques ont utilisé un film polymère facile à remodeler et divisé en deux couches, pour permettre de faire varier la couleur et la texture indépendamment l’une de l’autre”, explique le quotidien économique. “Ils ont obtenu les détails de texture souhaités grâce à une technique appelée lithographie par faisceau d’électrons, utilisée pour la fabrication de semi-conducteurs”. Une technique permet de graver des motifs “à l’échelle du milliardième de mètre”.

Cette peau synthétique “a changé d’apparence en une vingtaine de secondes après l’application d’eau sur l’une ou l’autre des couches, ou sur les deux, et a retrouvé sa forme initiale en séchant”, poursuite le titre britannique.

Selon les chercheurs, cette technologie pourrait permettre un camouflage digne des céphalopodes chez les robots. Elle pourrait aussi permettre un jour la création de “peaux intelligentes” capables de s’adapter instantanément à n’importe quelle situation, “se rapprochant ainsi de la cape d’invisibilité d’Harry Potter”, augure Francisco Martin-Martinez, professeur au King’s College, qui n’a pas participé à l’étude.

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