- Aides financières, formation, validation des acquis…
- Plusieurs dispositifs prolongent le parcours des demandeurs d’emploi en fin de droits à l’allocation chômage.
- Voici quelques pistes pour sécuriser provisoirement des revenus et trouver une formation en attendant de retrouver un emploi.
Dix-huit mois : la durée de l’indemnisation aux allocations de retour à l’emploi ne peut pas excéder cette période sauf si vous avez plus de 55 ans. La fin de cette période peut vous plonger dans une grande incertitude. Surtout si vous vivez seul et sans enfant.
Heureusement, France Travail met à votre disposition plusieurs outils précieux. D’abord, les « droits rechargeables » (nouvelle fenêtre) permettent de prolonger votre durée d’indemnisation de l’allocation de retour à l’emploi (nouvelle fenêtre). Vous pouvez les activer si vous avez exercé une activité rémunérée pendant votre période de chômage ou si vous avez travaillé à l’étranger. Vous devez avoir travaillé six mois (soit 130 jours ou 910 heures) dans les 36 derniers mois pour bénéficier de nouveaux droits. « Toutes les activités salariées exercées sont prises en compte, à condition de n’avoir jamais servi au calcul d’un droit précédent »
, précise l’organisme sur son site. Le rechargement des droits de six mois s’effectue automatiquement si vous avez actualisé votre situation et transmis les justificatifs.
Si vous ne remplissez pas les conditions pour recharger vos droits, vous pouvez solliciter l’allocation de solidarité (nouvelle fenêtre) spécifique (ASS). Elle s’élève à 1.353,10 euros par mois pendant six mois (renouvelable une fois). Pour y prétendre, il faut justifier d’avoir travaillé pendant au moins cinq ans au cours des dix années précédant votre période de chômage. Attention, vos ressources ne doivent pas dépasser 1.353,10 euros par mois ou 2.126,30 euros si vous vivez en couple (barèmes au 1er avril 2025).
En dernier recours, vous pouvez demander une prime de fin de droits (nouvelle fenêtre). Vous avez deux mois pour réclamer cette aide forfaitaire de 355,86 euros. France Travail effectue son versement en une fois. Enfin, le Revenu de Solidarité Active (RSA) peut vous aider. La composition et les revenus du foyer déterminent son calcul.
Aides à la formation
France Travail et ses organismes partenaires mettent également en place un autre volet, souvent méconnu : les aides à la formation. Vous pouvez notamment percevoir une rémunération équivalente à celle d’un stagiaire si vous commencez une formation et que vous n’avez plus le droit à l’allocation de retour à l’emploi. Ce dispositif de rémunération des formations de France Travail s’élève à 769,49 euros pendant une période pouvant aller jusqu’à trois ans. Il fonctionne également si votre droit au chômage prend fin pendant une formation.
Pendant votre période de chômage, même si vous ne touchez plus l’allocation de retour à l’emploi, vous gardez l’accès aux formations financées par France Travail. Il s’agit notamment de l’action de formation conventionnée pour développer vos compétences. Objectif : « Répondre aux exigences du marché du travail »
. Le permis de conduire, une formation en langue étrangère ou le diplôme du Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) peuvent entrer dans ce cadre. Vous pouvez également bénéficier d’une validation des acquis d’expérience, pour obtenir un diplôme ou un titre à finalité professionnelle et d’une aide financière forfaitaire de 640 euros en moyenne (elle dépend de votre région).
Il existe également l’Action de Formation Préalable au Recrutement et la Préparation Optionnelle à l’Emploi qui permet de remettre à niveau vos compétences en vue de postuler à une offre d’emploi. Pendant cette formation, vous percevez la rémunération des formations de France Travail, soit 769,49 euros mensuels. L’Aide Individuelle à la Formation peut compléter le reste du financement à votre charge.




