C’est la plus grande statue d’Elvis Presley au Moyen-Orient, et peut-être au monde. A Neve Ilan, petit village de 1 000 habitants à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Jérusalem, elle domine de ses 5 mètres l’entrée du Elvis American Diner, un restaurant accolé à une station-service. Cheveux gominés, mèche en virgule sur le front, le buste tourné vers la terre sainte.
Michael Jackson, Sylvester Stallone, ainsi que tous les présidents et premiers ministres israéliens se sont rendus dans ce diner depuis son inauguration, en 1974. Son propriétaire, Uri Yoeli, 80 ans, l’a transformé en sanctuaire dédié au « King ».
A l’intérieur, plus de 1 700 vinyles, photos et objets décoratifs côtoient, sous un plafond tapissé de saynètes rockabilly, des produits dérivés destinés à la vente : cartes postales estampillées « I saw Elvis in Eilat » et mugs empilés en cascade, frappés du logo américain de la route 66, mais détourné ici avec un autre chiffre : le 1, celui de la route qui file en contrebas.
« La route numéro 1, c’est notre route 66 à nous, les Israéliens : un axe historique, mythique », explique, en cet après-midi de décembre, Uri Yoeli, qui l’emprunte chaque jour depuis Jérusalem pour rejoindre son restaurant-musée.
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