vendredi, janvier 23
Les infrastructures du camping Le Domaine du colombier, à Fréjus (Var), le 11 juin 2025.

Sur les hauteurs de Fréjus (Var), au milieu des lotissements et enseignes commerciales, le camping le Domaine du Colombier a créé, depuis 1963, sa petite bulle. Forêt de palmiers, milliers de transats, parasols en paille, piscines, spa… Entre les mobil-homes de la « zone Kenya » et ceux de la « zone Moorea », on découvre les aires de jeux, la « rivière lagon » chauffée, six grands toboggans aquatiques. « L’enjeu, c’est de bluffer les enfants : une fois qu’on les a dans la poche, les parents suivent ! », commente le directeur du camping, Quentin Liotard.

On jette un coup d’œil aux nouveaux terrains de paddle, construits sur les anciens courts de tennis : « Le tennis est passé de mode, il y a un coût d’apprentissage trop élevé. Le paddle, on peut s’amuser très vite. » Ne cherchez pas les camping-cars, caravanes ou tentes, il n’y en a presque plus. « On a gardé 11 places. » Les mobil-homes sont bien plus rentables. L’été, ils sont loués entre 1 800 et 4 000 euros la semaine.

Avec ses cinq-étoiles et ses 350 emplacements, le Domaine du Colombier incarne la trajectoire empruntée par de nombreux campings français : la montée en gamme, et l’intégration au sein de grands groupes. En juin 2025, ce camping a été racheté par Sandaya à la famille fondatrice, qui le gérait encore, pour… 50 millions d’euros. Et pourtant, on est à quatre kilomètres des plages ! C’est dire la valeur de ces « beaux campings », dopée par une conjoncture favorable à l’hôtellerie de plein air, et par la course que se livrent les nouveaux géants du secteur pour racheter les pépites disponibles − dans un marché fermé, où la création de nouveaux sites est quasiment impossible.

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