Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dit « souhaiter personnellement » que le jugement en appel de Marine Le Pen « puisse être organisé dans un délai le plus raisonnable possible », après la condamnation de la leader du Rassemblement national à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics.
« Il appartiendra à la cour d’appel de Paris, parfaitement indépendante dans son organisation de fixer la date de cette appel », a ajouté le ministre à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement.
Délais serrés
Bien décidée à pouvoir se présenter lors de la prochaine présidentielle, Marine Le Pen, qui a fait appel de la décision du tribunal, espère en effet voir un nouveau procès rapidement s’organiser. Mais le calcul n’a rien d’évident. Compte tenu des délais habituels de la justice, on peut imaginer que son second procès se tiendra au mieux dans un an, soit au printemps 2026.
La décision des juges ne devrait cependant pas être rendue avant l’automne 2026, quelques mois avant la présidentielle de 2027.
En novembre dernier, redevenu simple député, Gérald Darmanin avait expliqué que « combattre Marine Le Pen » devait « se faire par les urnes ». « Il serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible », avait-il estimé.
Article original publié sur BFMTV.com