“Zelensky lance un défi à Poutine dans une lettre ouverte”, observe The Kyiv Independent. Dans ce courrier publié jeudi, le président ukrainien adresse “une invitation personnelle” à Vladimir Poutine, “proposant une rencontre en tête-à-tête pour mettre fin à cinq années de guerre”, explique le site ukrainien.
“Zelensky a appelé à maintes reprises à une rencontre avec Poutine, affirmant que seules des discussions en tête-à-tête permettraient de parvenir à un accord sur la question territoriale”, remarque Euronews. Mais “cette lettre constitue l’une des rares occasions où Zelensky s’adresse directement à Poutine” depuis le début de la guerre et “la toute première fois qu’il lui fait parvenir un courrier directement”, souligne la chaîne.
“L’Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un contact direct entre nous et vous. Je propose une rencontre”, écrit le président ukrainien, précisant que “l’Ukraine est prête à un cessez-le-feu complet pour la durée des négociations”.
“Opération de communication”
Qualifiant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine de “choix personnel” de Poutine et de “guerre sans véritable motif”, il affirme que “Moscou ne dispose pas des ressources financières et politiques nécessaires pour continuer indéfiniment à s’acheter la loyauté de sa population”, résume le Kyiv Post.
“Le texte met en lumière la lassitude croissante des Russes face aux attaques de missiles et de drones, à la hausse des prix, aux pénuries de carburant et à la perspective d’une seconde vague de mobilisation”, ajoute le média ukrainien.
La démarche de Volodymyr Zelensky intervient “au lendemain de frappes de grande envergure de l’Ukraine sur Saint-Pétersbourg, ayant touché un important terminal pétrolier ainsi que des cibles militaires, le matin même où Vladimir Poutine accueillait des dirigeants du monde dans la ville” pour un forum économique, relève The Kyiv Independent.
Ce n’est sans doute pas une coïncidence et pour The New York Times, “la lettre semble relever, du moins en partie, d’une opération de communication visant à mettre en avant” l’attaque ukrainienne, aux “répercussions tant économiques que psychologiques sur la Russie”.
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