mercredi, janvier 21
Bérangere Couillard, présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), à Paris, le 12 janvier 2024.

Sexisme « paternaliste », sexisme « hostile », radicalisation masculiniste… Dans son dernier rapport annuel, rendu public mercredi 21 janvier, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) explore les différentes variations du sexisme. Pour ce faire, l’organisme s’appuie notamment sur les résultats d’une enquête Toluna Harris Interactive menée auprès de 3 061 personnes âgées de 15 ans et plus, représentatives de la population française. Partant de leurs réponses, le HCE élabore un baromètre sur l’état du sexisme, avec le concours du CNRS.

Quatre-vingt-quatre pour cent des femmes ont déjà vécu au moins une situation relevant du sexisme (harcèlement, violences sexuelles, blagues graveleuses…). Cela fait dire au HCE que, sous ses formes multiples et parfois banalisées, il « ne se limite pas à des comportements isolés : il constitue un système structurant d’inégalités, profondément ancré dans les normes sociales, les pratiques institutionnelles et les représentations collectives ».

Le baromètre met en évidence des différences de perception selon le sexe et selon l’âge. Ainsi, 54 % des femmes considèrent qu’il est désavantageux d’être une femme dans la société actuelle, contre 42 % des hommes. Le clivage est particulièrement marqué chez les 15-24 ans ; 75 % des jeunes femmes sont d’accord avec cette assertion, contre 42 % des jeunes hommes, soit un écart de 33 points.

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