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Le 3 juillet 2025, à Poitiers, des militants écologistes passent le Clain à pied, alors que ce n’est habituellement possible qu’à la fin de l’été, pour dénoncer la pression sur les ressources en eau et les projets de mégabassines dans le bassin versant du Clain.

L’été est encore loin, mais les quantités d’eau qui pourront être prélevées lors de la saison estivale, en particulier par les agriculteurs, font l’objet d’une sourde bataille depuis de longs mois. Au cœur des hostilités, des études au nom énigmatique : HMUC (certains prononcent « hachemuc »), pour « hydrologie, milieux, usages et climat ». Une quarantaine d’entre elles ont été lancées depuis 2019 dans le vaste bassin Loire-Bretagne, qui s’étend sur plus de 150 000 kilomètres carrés (km2), où les tensions sont vives, mais aussi ailleurs en France. L’objectif est de mieux gérer la ressource hydrique. La réglementation européenne demande de rétablir un « bon état » des masses d’eau d’ici à 2027 au plus tard – une cible qui ne sera pas atteinte dans les temps.

Les analyses HMUC, généralement réalisées par des bureaux d’études spécialisés, en concertation avec les acteurs locaux, permettent d’évaluer l’état des réserves en eau de chaque territoire, en intégrant les effets du changement climatique. C’est sur leur base que les commissions locales de l’eau (représentants de l’Etat, élus et usagers) pourront se prononcer sur le nombre de mètres cubes pompables dans les milieux, et leur répartition par secteur (irrigation, industrie, eau potable).

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