jeudi, août 20

« Il s’agit probablement des changements les plus radicaux que l’on peut observer dans toute la zone subarctique. » C’est en ces termes, relayés par le site de la BBC, que Mads Peter Heide-Jorgensen, chercheur à l’Institut des ressources naturelles du Groenland, commente les résultats de l’étude qu’il a cosignée.

Un travail de grande ampleur dont les conclusions sont ainsi résumées par le média britannique : « La disparition progressive de la banquise dans l’est du Groenland a permis à de nouvelles espèces de baleines de s’aventurer dans des zones qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles. » Un constat qui s’appuie sur des chiffres laissant peu de place au doute.

Jusqu’en 2006, rapporte le site d’information, aucune baleine à bosse n’avait été observée dans cette zone du Groenland. En 2024, cent cinquante observations de cette espèce de baleines ont été signalées. Une étude plus précise, fondée sur des informations issues de données de suivi de quinze baleines équipées de balises satellite et des témoignages de chasseurs inuits, a permis de parvenir à l’estimation suivante : « 4 000 baleines à bosses, 6 000 rorquals communs et 6 000 baleines de Minke ont fréquenté la mer du Groenland durant l’été 2024 », rapporte la BBC.

Comment expliquer cette migration de masse de la part d’espèces de baleines qui ne venaient pas, ou presque pas, à ces latitudes jusqu’à récemment ?

Festin garanti

« Chaque année, ces baleines migrent vers le nord depuis des régions aussi lointaines que les Caraïbes. Et une fois arrivées à la pointe sud du Groenland, elles doivent choisir vers où se diriger : vers l’est ou vers l’ouest », détaille CNN dans une vidéo. Par le passé, il y avait beaucoup plus de glaces en été à l’est du Groenland, raison pour laquelle ces cétacés évitaient d’aller dans cette direction, où se retrouver bloqué par les blocs de glaces peut se révéler fatal.

Mais désormais, à cause du réchauffement climatique, la voie est libre, et les baleines s’y pressent, explique le média américain. « La région leur est devenue accessible en raison du dérèglement climatique, et les baleines y sont venues parce qu’elles y trouvaient de la nourriture. En particulier le capelan, un tout petit poisson d’eau froide dont les cétacés raffolent. »

[…] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Share.
Exit mobile version