
L’Unesco fait paraître, mardi 27 janvier, une étude sur « les connaissances et la compréhension de l’antisémitisme chez les enseignants européens ». A travers les réponses de 2 030 enseignants – toutes disciplines confondues – issus des 27 Etats membres, l’agence de l’Organisation des nations unies pour l’éducation alerte sur une proportion inquiétante d’entre eux ne sachant pas reconnaître un énoncé antisémite parmi une liste proposée dans l’enquête ; et sur la part importante qui n’aborde l’antisémitisme que dans le cadre du cours d’histoire sur la mémoire de la Shoah.
Entretien avec Karel Fracapane, coordinateur de cette étude à l’Unesco, où il est chef d’équipe « mémoire et lutte contre les discriminations » en charge de l’enseignement des passés violents, de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et de la lutte contre les discours de haine.
Les résultats de votre étude sont préoccupants : 78 % des enseignants européens interrogés déclarent avoir déjà été confrontés à un incident antisémite en classe. C’est cependant la première étude de ce type à l’échelle européenne. A-t-on le recul nécessaire pour dire qu’il y a un problème d’antisémitisme dans les écoles en Europe ?
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