vendredi, janvier 30
Devant une agence du Crédit Agricole, sur l’île de Groix (Morbihan), le 19 juin 2019.

Dans les banques, l’heure n’est toujours pas aux saignées dans les effectifs qui lui sont régulièrement prédites depuis les années 1980. L’emploi dans le secteur, qui comptait un peu plus de 373 000 salariés en 2024, est à la « stabilité », assurait, lundi 26 janvier, lors de ses vœux à la presse, le président de la Fédération française des banques, Daniel Baal, ajoutant que « toutes les banques continuent de recruter ».

La France reste à l’abri des plans de départs massifs tel que celui annoncé en novembre 2025  par le néerlandais ABN Amro, qui veut supprimer 5 200 postes d’ici à 2028, soit 20 % de ses effectifs, pour réduire sa « base de coûts » en profitant des gains de productivité promis par l’intelligence artificielle (IA).

Mais les signaux s’accumulent, qui confirment la volonté de plusieurs grands acteurs du secteur d’accélérer l’adaptation de leur organisation aux mutations en cours. Dans les 39 caisses régionales du Crédit agricole, qui emploient quelque 78 000 personnes, les salariés étaient appelés, le 22 janvier, à débrayer pour défendre des revendications salariales et dénoncer les conséquences d’un plan d’« efficacité » présenté à l’automne 2025 par la Fédération nationale du groupe, la FNCA, même s’il n’inclut aucun objectif de suppressions de postes.

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