mercredi, janvier 21
Jude Law (Vladimir Poutine) et Paul Dano (Vadim Baranov) dans « Le Mage du Kremlin », d’Olivier Assayas.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Pour mieux comprendre la Russie contemporaine, il y a le brillant documentaire Mister Nobody contre Poutine, de Pavel Talankin et David Borenstein, disponible en salle et sur le site d’Arte. A partir du témoignage d’un professeur rebelle, on mesure l’emprise du pouvoir dans chaque aspect de la vie de ses citoyens. Et, à une autre échelle, il y a ce Mage du Kremlin (Gallimard 2022), adaptation par Olivier Assayas, aidé de l’écrivain Emmanuel Carrère, du best-seller signé Giuliano da Empoli, ex-conseiller politique du président du conseil italien Matteo Renzi, converti à l’écriture de livres.

Fidèle à son matériau d’origine, le film embrasse trente années d’évolution politique en Russie, depuis l’arrivée au Kremlin de Mikhaïl Gorbatchev jusqu’à l’annexion de la Crimée en 2014. Une épopée du pouvoir racontée de ses coulisses par un homme de l’ombre retiré des affaires courantes, le conseiller fictif Vadim Baranov (Paul Dano) − inspiré par Vladislav Sourkov −, à un universitaire américain, Rowland (Jeffrey Wright), qui s’intéresse aux questions de démocratie.

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