jeudi, janvier 1
(De gauche à droite) Sadie Sink, dans le rôle de Max Mayfield, et Nell Fisher, dans celui d’Holly Wheeler, dans la saison 5 de « Stranger Things ».

Stranger Things n’est plus. Neuf ans et cinq saisons après la première apparition de la série, elle s’est éteinte après une agonie au cours de laquelle elle a présenté tous les symptômes d’un mal bien connu des amateurs de fiction épisodique : enflant de toutes parts (scénario, effets spéciaux, budget), ses mouvements s’étaient ralentis au point de l’empêcher de mener une existence normale.

Dispensés au compte-gouttes (de très grosses gouttes – le quarante-deuxième et dernier épisode dure plus de deux heures) entre le 26 novembre et le 31 décembre, les huit épisodes de la cinquième saison dissimulaient la vacuité croissante du récit, l’anémie des enjeux dramatiques sous une surenchère d’effets spéciaux. En attendant un finale condamné à l’emphase, les frères Duffer, créateurs de la série et réalisateurs, avec Shawn Levy et Frank Darabont, de cette dernière saison, ont tenté d’insuffler un peu de vie aux composants de Stranger Things, dont la combinaison avait initialement fait le charme.

La représentation nostalgique des Etats-Unis à l’ère Reagan, qui prenait, dans les premières saisons, la forme d’un pastiche des films de Steven Spielberg, refait son apparition lors de l’interminable épilogue qui occupe presque la moitié du finale.

Il vous reste 64.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version