lundi, février 16
Visuel de promotion du spectacle de et avec Fabien Ducommun, « Aime-moi ».

Une voix envoûtante. Voilà ce qui vient spontanément à l’esprit s’il fallait décrire en quelques mots le spectacle de et avec Fabien Ducommun, à l’affiche au Théâtre des Mathurins, à Paris. Cette voix embarque d’emblée le public dans le récit d’un périple à travers les Etats-Unis, à mi-chemin entre réalité et fiction. Mais c’est surtout dans les parties chantées qu’elle prend toute sa mesure et se fait virtuose, passant avec aisance d’une tonalité de crooner à la Frank Sinatra à des aigus dignes d’un Jimmy Somerville.

Grâce à elle, Fabien Ducommun a d’ailleurs décroché en 2008-2009 le rôle du Soldat rose, à la suite de Matthieu Chedid, dans la reprise de la comédie musicale de Louis Chedid. Une expérience qui ne semble pas faire partie des meilleurs souvenirs de son parcours d’artiste.

Des moments qu’il égrène au fil de la représentation, puisant dans sa propre existence la matière même de son récit. Ses débuts sur une scène, dans un club pour enfants lors de vacances familiales en Grèce, avec son frère cadet Léo – « le plus beau cadeau que [ses] parents [lui] aient fait », comme il le dit lui-même. Mais aussi ses premiers émois amoureux, pour les beaux yeux de Gianni, un accompagnateur croisé lors d’une sortie scolaire au cinéma, à Genève (Suisse) où il a grandi. Ou encore une expérience de mort imminente après une grave crise d’asthme qui le conduit, adolescent, aux urgences. Et jusqu’au viol dont il a été victime, raconté sans s’appesantir.

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