- Le 13 août dernier, Bercy a confirmé une cyberattaque ayant visé le système d’information du fisc.
- En réaction, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé la mise en place d’une « nouvelle unité cyber » afin d’offrir « une réponse opérationnelle plus réactive ».
- Mounir Mahjoubi, entrepreneur et ancien secrétaire d’État chargé du Numérique, livre son analyse sur LCI.
Un courrier plus curatif que préventif. Dans sa lettre adressée au secrétaire général de la Défense et de la sécurité nationale, mercredi 19 août, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé la création d’une « nouvelle unité cyber »
pour lutter contre les intrusions dans les systèmes de l’État, plutôt que de renforcer l’ANSSI (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information).
« L’ANSSI, c’est là où on a les 600 meilleurs experts de sécurité informatique en France. Les meilleurs sont à la DGSE et à l’ANSI. On a mis sur 600 personnes le job de peut-être 2.000 ou 3.000 personnes »
, explique sur LCI Mounir Mahjoubi, entrepreneur et ancien secrétaire d’État du Numérique.
Face à la multiplication des attaques cyber contre des services de l’État, qui sont de plus en plus numérisés, Mounir Mahjoubi ne voit qu’une solution : « Il faut être au bon niveau. »
Et de préciser : « Quand on numérise 100% des services, on augmente de 100% tous les risques. On a augmenté de 100% tous les risques. (…) Dans les annonces qui sont faites, il faut renforcer l’ANSSI, mais chaque ministère doit être compétent dans sa propre sécurité informatique. »
Le défi est donc d’embaucher plus d’experts en sécurité informatique, qui ne sont pas forcément tentés par un emploi dans l’administration.



