
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis d’annoncer d’ici à vendredi « les mesures qu’il entend très concrètement mettre en place » pour répondre aux revendications des agriculteurs, a affirmé, mardi 6 janvier, le premier syndicat du secteur, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).
A l’issue d’une réunion à Matignon, le président de l’organisation, Arnaud Rousseau, a dit espérer voir « clarifier » les détails de ces « mesures d’urgence attendues qui sont rappelées depuis très longtemps par la FNSEA ». Il a mentionné les dossiers sanitaires, ceux de la viticulture, de la taxe carbone aux frontières, mais aussi les décrets d’application de la loi Duplomb qui prévoit notamment des mesures de simplification administrative en faveur de la profession.
Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face : épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…
Quarante-cinq milliards d’euros
Dans ce contexte tendu en France, les ministres européens de l’agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur, mais aussi sur la politique agricole commune (PAC). Avant même la réunion, Bruxelles a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros pour l’agriculture alors que le projet de la Commission pour la PAC 2028-2034 comportait initialement une baisse et une nouvelle répartition des fonds. Comme une ultime concession aux agriculteurs avant la signature de l’accord UE-Mercosur.
Cette somme est une anticipation de versement de fonds qui auraient été potentiellement disponibles plus tard, lors d’une révision à mi-parcours de la future PAC. « Pas un euro ne manquera par rapport au budget existant » de la PAC, a assené la ministre française devant l’assemblée qui portera aussi à Bruxelles l’opposition au traité de libre-échange et une suspension de la taxe carbone européenne sur les engrais.
« La souveraineté agricole et alimentaire de l’Europe est ma priorité. La PAC en est le socle. Je salue les annonces de la Commission européenne aujourd’hui sur l’agriculture dans le prochain budget pluriannuel de l’Union européenne, qui vient ajouter 45 milliards d’euros aux près de 294 milliards d’euros d’aides au revenu déjà sécurisés pour les agriculteurs. La France pourra ainsi garantir le maintien du niveau actuel de ces aides jusqu’en 2034 », a déclaré le président français, Emmanuel Macron, sur X. « C’est le résultat de notre mobilisation déterminée et de mon engagement constant pour nos agriculteurs », a-t-il ajouté.
Le blocage de l’A64 se poursuit
La mobilisation des agricultures avait repris lundi, après une petite baisse d’intensité durant les fêtes, avec des cortèges qui sont partis de plusieurs départements, dont la Corse, mais surtout depuis le Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.
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Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon, dans le Lot-et-Garonne. « On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris », a déclaré le président de la Coordination rurale 47, José Pérez.
Le blocage de l’A64 se poursuit à proximité de Toulouse, où plusieurs organisations syndicales d’Occitanie ont prévu de converger mercredi pour « assiéger » la Ville rose, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation.
Le président de la Coordination rurale, Bertrand Venteau, avait assumé, lundi, de ne vouloir « rien lâcher », notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté. La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne.




