mercredi, janvier 7

Mauvaise nouvelle pour ceux qui veulent emprunter pour acquérir un logement : certaines banques ont revu à la hausse leur barème de taux des crédits immobiliers. Selon l’« éclaireur de tendances » des taux du courtier Empruntis, quelle que soit la durée d’emprunt, la hausse est généralisée. Avant négociation, les taux moyens s’établissent à 3,40 % sur dix ans, 3,45 % sur vingt ans et 3,55 % sur vingt-cinq ans, estime-t-il.

Consolation, cette remontée des taux est encore modeste, « les barèmes reçus à date affichant de la stabilité ou des hausses comprises entre 0,10 % et 0,15 % », indique Caroline Arnoud, directrice du courtier Cafpi, dans sa météo des taux. « Les banques ajustent leurs grilles (+ 0,5 point en moyenne), offrant une certaine marge de négociation – via des décotes – pour ceux qui structurent bien leur projet », observe pour sa part le courtier Pretto.

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Cette hausse était attendue avec la remontée des OAT (obligation assimilable du Trésor), qui servent traditionnellement à la fixation des taux de crédits immobiliers. « Après l’augmentation du taux d’emprunt d’Etat à dix ans en décembre à plus de 3,6 %, il n’est pas étonnant que les banques affichent des hausses de taux en ce début d’année », explique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.

Marché favorable aux primo-accédants

Pour autant, les courtiers veulent croire que le léger durcissement des conditions de crédit, dû essentiellement aux incertitudes budgétaires et politiques, aura des répercussions limitées. Les banques « ne répercutent pas automatiquement ces variations dans leurs grilles. Elles conservent ainsi une latitude pour adapter leurs taux selon leur stratégie commerciale et les profils recherchés, via l’attribution de décotes. Cette flexibilité contribue à maintenir la concurrence », estime-t-on chez Pretto.

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Certains candidats à l’achat devraient continuer à avoir facilement accès au crédit. Selon le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), 47 % à 48 % des crédits immobiliers accordés au dernier trimestre 2025 l’ont été à des primo-accédants, contre 30 % à 32 % au début de la décennie. Une tendance qui pourrait se poursuivre. « Le marché est clairement redevenu favorable aux primo-accédants. Les banques les ciblent en priorité, mais dans un cadre toujours exigeant. La clé reste la qualité du projet et la structuration du financement », souligne Pierre Chapon, directeur général et cofondateur de Pretto.

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