samedi, juillet 11

« Mikel Merino a un don », assure El Mundo. « Lequel ? Nul ne peut le dire. Lui, en tout cas, le sait. Ainsi que Luis de la Fuente, qui l’aurait amené [au Mondial] avec les deux jambes dans le plâtre s’il avait fallu. Mikel Merino a un don, un point c’est tout, car il est entré sur le terrain à cinq minutes de la fin et a marqué le but qui a envoyé l’Espagne directement en demi-finales de la Coupe du monde ».

L’Espagnol avait déjà fait le coup face au Portugal en huitième de finale, en entrant à la 85e minute et marquant à la 91e le but libérateur. Il était aussi l’auteur du but qui avait éliminé l’Allemagne en quart de finale de l’Euro 2024, en marquant à la 119e minute, juste avait la fin des prolongations.

Un match « hypnothique et déconcertant »

Le « super-héros » navarrais, comme le qualifie Marca, a donc offert à l’Espagne, dans l’enceinte ultramoderne du SoFi Stadium de Los Angeles, la deuxième demi-finale de son histoire en Coupe du monde. La rencontre n’était pourtant pas gagnée d’avance, car en face, la Belgique « avait bâti une structure très serrée » et « verrouillé le terrain comme une autoroute de Los Angeles aux heures de pointe », note El País.

Un match « à la fois hypnotique et déconcertant », avec une Espagne « plus rapide que jamais », mais où on avait parfois « l’impression qu’il ne se passait rien », ajoute le titre madrilène. Jusqu’à ce que Fabián Ruiz ouvre finalement le score à la 30e minute, et que les Diables rouges égalisent à la 41e grâce à une tête de Charles De Ketelaere.

Délivrée par le sorcier Merino, la Roja se prépare désormais à affronter la France, le 14 juillet à Dallas, pour ce qui se profile déjà comme « une finale avant l’heure », observe La Vanguardia.

« Beaucoup de doutes »

Mais l’Espagne, « bien loin du football flamboyant qui lui a valu le titre européen », n’aura pas la partie facile face aux hommes de Didier Deschamps et aborde cette demi-finale avec « beaucoup de doutes et peu de certitudes », avertit El Periódico. « Elle souffre de sérieux problèmes offensifs, avec un Lamine anxieux, un Pedri méconnaissable et une attaque où seul Dani Olmo se montre véritablement décisif ».

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