Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne
Dans un communiqué, plusieurs organisations de la société civile estiment qu’en élisant Christian Adjelou à la tête du Conseil national des Droits de l’Homme, le principe d’« impartialité », inscrit dans l’article 16 de la Loi sur cette institution, n’est pas respecté.
Car Christian Adjelou est un militant du RHDP. Cet engagement politique est incompatible avec cette fonction, affirme Eric-Aimé Semien, le président de l’Organisation ivoirienne des droits de l’homme (OIDH).
« Nous avons une inquiétude. D’abord qu’on prenne l’habitude de mettre en place des institutions en faisant fi des lois. Et ensuite nous sommes très inquiets que cette institution ne soit finalement qu’une caisse de résonance du parti au pouvoir, mettant ainsi en péril l’exercice des libertés publiques », explique-t-il.
« Il doit être impartial, c’est ce qui compte », justifie le gouvernement
« Il faut éviter les procès d’intention et le juger à la tâche », affirme de son côté un militant du RHDP, qui rappelle que Christian Adjelou n’assume aucune fonction officielle au sein du parti aujourd’hui. Même argument évoqué par Amadou Coulibaly, le ministre porte-parole du gouvernement.
« Il a pu, par le passé, militer pour un parti politique, c’est un fait. Mais dans l’exercice de sa fonction, il doit être impartial. Et je pense que c’est ce qui compte », indique Amadou Coulibaly.
Autre dysfonctionnement relevé par ces organisations : le non-respect du principe de parité au sein du bureau exécutif du CNDH.
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