Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne
En Côte d’Ivoire, depuis le 6 mars, quatre députés ont notifié la suspension de leur participation au groupe parlementaire du PDCI. Ils affirment protester ainsi contre la gestion de ce groupe par Me Chrysostome Blessy.
En cause : « le défaut de concertation, (…) le déficit de communication, (…) l’exclusion des anciens députés des postes du bureau de l’Assemblée », écrit Me Athanase Kouamé, un des quatre députés. Pour ce parlementaire, ce geste vise à « éclairer un dysfonctionnement qui porte préjudice à notre cohésion » au sein du groupe parlementaire.
« Le silence et l’inaction ne peuvent plus être une option », affirme sur la même lancée Eliane N’Zi N’da, députée de Bocanda. Cette responsable évoque de manière plus large de « graves dysfonctionnements dans l’organisation et la stratégie » du parti, suite à l’échec aux législatives de décembre. « Nous pouvions raisonnablement espérer plus de 60 députés, alors que le résultat final s’est limité à environ 30 députés », regrette cette militante.
Me Chrysostome Blessy relativise la situation et affirme n’avoir pris aucune décision concernant le groupe parlementaire. « Je n’ai pas encore posé des actes de commandement », assure-t-il dans les colonnes du Nouveau Réveil, journal proche du parti.
Ces nouveaux remous surviennent alors que le parti envisage la tenue cette année d’un bureau politique, pour toiletter les textes du parti et mener une introspection.
À lire aussiLe Parti démocratique de Côte d’Ivoire affirme vouloir se restructurer après une année 2025 «tumultueuse»




