lundi, juillet 6

Avec notre correspondant à Abidjan, Abdoul Aziz Diallo

Selon la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique de Côte d’Ivoire, l’organisme chargé de la météorologie, le mois de juin a enregistré des précipitations supérieures à la normale, avec des épisodes de pluies intenses.

Firmin Ya Kouakou, chef du département de la météorologie, détaille : « Pour ce mois de juin, on est pratiquement au-delà de 573,6 millimètres de pluie en termes de moyenne, avec des pics. Quand nous comparons par rapport à l’année passée, on sent qu’il y’a eu une légère hausse des quantités de pluie. On a donc – en tout cas pour ce qui concerne certains quartiers – des inondations avec leur corollaire de morts d’hommes. »

« Les infrastructures de drainage ne sont pas adaptées »

Mais la pluie, à elle seule, n’explique pas l’ampleur des dégâts. Pour l’urbaniste Bazin Yao, la vulnérabilité d’Abidjan est aussi le résultat d’une urbanisation très rapide. La capitale économique compte aujourd’hui plus de six millions d’habitants. Des quartiers précaires se sont développés dans des bas-fonds ou dans des couloirs naturels d’évacuation des eaux, tandis que les infrastructures de drainage n’ont pas suivi cette croissance, selon cet expert. « Les infrastructures de drainage qui existent ne sont pas adaptées à la croissance de la ville, ni en nombre, ni en emplacement, ni en taille, souligne-t-il. Elles ne sont donc pas adaptées pour absorber le flot des eaux pluviales, pour les diriger aux endroits prévus ».

Pour reloger les sinistrés, les autorités ivoiriennes annoncent la construction de 12 000 logements à loyer modéré. Ces logements devront pouvoir accueillir près de 60 000 personnes.

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D’autres pays africains ont connu de fortes précipitations ces dernières semaines.

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