- Alain Orsoni a été enterré samedi matin à Ajaccio dans le calme et le recueillement, en présence de 200 personnes.
- Cette figure du nationalisme corse reconvertie dans les affaires avait été assassinée lundi à l’enterrement de sa mère à Véro, en Corse-du-Sud.
Alain Orsoni a été inhumé. Les obsèques de cette figure du nationalisme corse, assassiné lundi à l’enterrement de sa mère à Véro (Corse-du-Sud), ont eu lieu samedi matin à Ajaccio.
Plus de 200 personnes, dont de rares élus et deux représentants de la Ligue des droits de l’homme (LDH), ont marché derrière le véhicule sur quelques centaines de mètres avant d’assister à une cérémonie où des images du nationaliste ont été projetées. Un court hommage au « frère d’armes
» a notamment été rendu par son ami, Jo Peraldi avant des chants polyphoniques.
La présence de son fils refusée par la justice
« J’ai rappelé que notre amitié de militant s’est transformée en quelques jours, au moment de la mort de son frère Guy, enlevé, torturé et tué en 1983, en un sentiment de frères d’arme, c’est-à-dire un lien sacré qui fait qu’on ne s’abandonne pas
« , a indiqué à l’AFP Jo Peraldi qui a fait partie du Front de libération national corse (FLNC) aux côtés d’Alain Orsoni. Un rassemblement familial était prévu dans l’après-midi à Véro.
Guy Orsoni, le fils de 41 ans d’Alain Orsoni, qui purge une peine de 13 ans de prison et est considéré comme une figure du banditisme corse par les autorités, n’était pas présent. « Évidemment bouleversé par cet événement tragique et les circonstances au cours desquelles il s’est déroulé
« , Guy Orsoni a « souhaité pouvoir participer aux obsèques de son père
» mais « les autorités compétentes lui ont fermement indiqué que cette mesure était impossible pour des raisons de sécurité
« , a indiqué Camille Romani, l’un des avocats de Guy Orsoni, dans un message transmis TF1-LCI.
« Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons qui ont présidé à son transfert dans un autre établissement pénitentiaire sous le régime du placement à l’isolement
« , a précisé l’avocat. Ce dernier a précisé que « Guy Orsoni a contesté ce placement
« , estimant « n’être pas en danger
« .
Alain Orsoni, ancien président du club de football de l’AC Ajaccio faisait des allers-retours entre la Corse et le Nicaragua. Il a été tué lundi au cimetière de Véro lors de l’enterrement de sa mère de 91 ans, par « un seul tir
» longue distance qui a « traversé le bras
» avant de l’atteindre en pleine poitrine, a indiqué jeudi le nouveau parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) en charge de l’enquête en co-saisine avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.




