jeudi, février 19
Des partisans de l’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol, devant le tribunal du district central de Séoul, le 19 février 2026.

L’ancien président conservateur sud-coréen Yoon Suk Yeol échappe à la peine de mort. Reconnu coupable d’avoir mené une insurrection en déclarant la loi martiale en 2024, il a été condamné, jeudi 19 février, à la prison à vie. Le tribunal de Séoul a rendu son verdict dans un contexte tendu. Assiégé par les partisans et les opposants du président destitué, le bâtiment du quartier de Seocho-gu était placé sous haute sécurité.

Les troubles n’ont pas perturbé le juge Ji Gwi-yeon. Dans ses attendus, diffusés en direct à la télévision, il a souligné que la déclaration de la loi martiale équivalait à une insurrection, car l’ancien président a voulu bloquer le fonctionnement de l’Assemblée nationale en y déployant des troupes. Le juge a appuyé son argument en citant la guerre civile anglaise, qui a vu le roi Charles Ier (1600-1649) donner la troupe pour dissoudre le Parlement. « Il fut reconnu coupable de trahison et exécuté, la cour reconnaissant qu’il avait trahi l’Etat », a précisé M. Ji, qui n’a toutefois pas été aussi sévère que les juges anglais, ni même que le procureur spécial, Cho Eun-suk, qui avait requis la peine de mort contre M. Yoon.

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