Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi
Dès janvier 2026, cinq pays quittent ainsi le Conseil : l’Algérie, la Corée du Sud, le Guyana, la Sierra Leone et la Slovénie. Ils sont remplacés par le Bahreïn, la Lettonie et la Colombie, ainsi que par deux nouveaux membres africains : le Liberia et la République démocratique du Congo.
Il s’agit de la troisième participation congolaise à cette instance, après deux mandats exercés au début des années 1980 et 1990. « Nous porterons la voix de la RDC, mais aussi celle de l’Afrique », a déclaré la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner.
Ce retour intervient alors que Kinshasa qualifie la situation sécuritaire dans l’Est de « guerre d’agression menée par le Rwanda ». L’objectif des autorités congolaises est de maintenir cette crise à l’agenda des Nations unies et de faire appliquer la résolution 2773, adoptée en février 2025, qui exige le retrait du groupe armé de l’AFC/M23 et des forces rwandaises.
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Un retour diplomatique
Ce siège de membre non permanent est important pour la diplomatie congolaise. Depuis le début du conflit, obtenir des actes forts de la part de l’ONU s’est « avéré difficile pour Kinshasa », reconnaît un proche de la présidence, notamment en raison des réticences du « groupe 3A », qui regroupe les trois pays africains (Liberia, RDC, Somalie) membres non permanents du Conseil.
En intégrant à son tour ce groupe, Kinshasa espère désormais inverser la tendance et « à maintenir l’agenda congolais sur la table du Conseil de sécurité », comme l’explique Christian Moleka, coordinateur de la Dynamique des politologues de RDC.
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