Benyamin Nétanyahou a accepté une invitation du président américain, Donald Trump, à siéger à son conseil de la paix ou board of peace, a annoncé mercredi 21 janvier, le bureau du premier ministre israélien.
« Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a (…) accepté l’invitation du président américain, Donald Trump, [à] rejoindre, en tant que membre, le conseil de paix », qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier, rapporte un bref communiqué de son bureau.
Le conseil de la paix avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, mais le projet de charte présenté par M. Trump accorde à ce dernier des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes : celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.
La création du conseil de la paix prévu par le plan de Donald Trump pour Gaza a bien été endossée, comme le reste de cette initiative, par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais « strictement à cette fin », a rappelé lundi Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.
Un retrait israélien graduel de la bande de Gaza
Sous la pression des Etats-Unis, un cessez-le-feu très fragile est entré en vigueur le 10 octobre, un peu plus de deux ans après le début de la guerre de Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.
Les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de M. Trump censé mettre fin à la guerre, alors que les deux belligérants s’accusent mutuellement de violer la trêve de façon quotidienne.
Le gouvernement de M. Nétanyahou menace régulièrement de reprendre l’offensive si le Hamas n’accepte pas de se désarmer conformément à ses exigences. Outre le désarmement du Hamas, la deuxième phase du plan Trump prévoit un retrait israélien graduel de la bande de Gaza et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
M. Nétanyahou répète régulièrement son opposition à la création d’un Etat palestinien, allant ainsi à l’encontre du consensus onusien selon lequel la solution de paix dite « à deux Etats » est la seule à même de mettre un terme définitif au conflit israélo-palestinien.



