mercredi, février 25

À Darwin, une ville du nord de l’Australie, se trouve la plus importante communauté kalymnienne expatriée du monde, un fait que la journaliste Eleni Roussos raconte sur le site d’ABC News à travers l’histoire de sa famille et de celle de sa ville. Ses parents viennent de Kalymnos, une île grecque du Dodécanèse proche de la Turquie, peuplée de 16 000 habitants et couvrant 100 km2, célèbre pour la pêche à l’éponge et l’escalade sur calcaire.

La diaspora kalymnienne a façonné Darwin. “Si l’on considère que 90 % des personnes qui ont quitté Kalymnos pour immigrer en Australie sont allées à Darwin, on peut imaginer à quel point le rôle de Darwin est important dans la vie quotidienne à Kalymnos”, explique Popi Koutouzi, vice-maire de l’île. Les hommes partis travailler envoyaient de l’argent à leurs familles restées sur place. “Sans ce soutien financier venant de Darwin, les familles ne pouvaient pas vivre ici”, ajoute-t-elle. L’île, contrairement à d’autres dépendant du tourisme, a pu survivre grâce à cette émigration massive.

La ville australienne s’est transformée en foyer pour les Kalymniens. Les premières recrues, une douzaine d’hommes, sont venues dans les années 1950 pour la plongée perlière, mais l’expérience a été interrompue en raison des conditions dangereuses. Au fil des décennies, Darwin est devenue une ville où 10 % de la population a des racines grecques, la majorité venant de la même île que les parents d’Eleni Roussos.

La mémoire de cette migration se matérialise dans une statue installée à Darwin représentant la grand-mère de la journaliste, réfugiée à Kalymnos à la chute de l’Empire ottoman. “Pour moi, elle représente l’expérience migratoire, et le fait de s’accrocher au rêve que leurs enfants puissent un jour connaître le lieu que leurs ancêtres appelaient leur foyer.”

Aujourd’hui, la connexion entre Darwin et Kalymnos reste vivante : en juillet et en août, des Kalymniens de deuxième ou troisième génération reviennent sur l’île pour les vacances. La migration n’y est pas seulement un souvenir historique, elle est aussi un moteur économique et social qui continue d’influencer la vie de l’île et celle de ses expatriés.

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