Dura lex, sed lex, la loi est dure, mais c’est la loi, dit l’adage latin. Mais une loi, ça se change, pourrait vouloir rétorquer Donald Trump. Dimanche 30 mars, le président américain a répété sa sérieuse volonté de passer quatre ans de plus à la tête du pays, et briguer un troisième mandat. Ce qui semble une lubie, puisque la Constitution américaine interdit d’effectuer plus de deux mandats présidentiels (consécutifs ou non). Les leviers d’action pour Trump sont cependant nombreux, rapporte France Info.
La voie légale, pour le dirigeant, serait d’amender la Constitution pour lui ajouter la possibilité d’effectuer trois mandats. Une hypothèse existente mais difficilement crédible : une réforme du texte fondateur des États-Unis nécessite le vote des deux tiers de la Chambre des représentants (à courte majorité républicaine) et du Sénat (également à majorité républicaine) et d’être ratifiée par les trois quarts des États, 38 sur 50. Dans la mesure où plus de douze États penchent du côté démocrate, un tel cas de figure, qui donnerait un pouvoir important à un républicain, a peu de chances d’arriver.
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