En créant le plan d’épargne-retraite (PER) grâce à la loi Pacte du 22 mai 2019, relative à la croissance et à la transformation des entreprises, le gouvernement a d’emblée vanté l’avènement d’une épargne-retraite souple et compétitive, car « intégralement portable » d’un réseau et d’un produit à l’autre. Une différence notable avec l’assurance-vie, pour laquelle seuls les contrats gérés par une même compagnie sont transférables entre eux moyennant des conditions souvent limitatives. « Cette portabilité s’étend sur tous les types de PER, qu’ils aient été ouverts auprès d’un employeur ou à titre particulier. Elle contribue à la grande adaptabilité de ce plan retraite à l’évolution de la vie professionnelle », souligne Benoît Gommard, directeur grands réseaux de BNP Paribas Cardif France.
Les épargnants qui ont ouvert, parfois trop vite, un PER au moment du lancement du produit ont donc aujourd’hui toute latitude pour faire jouer la concurrence et remplacer leur plan initial par une offre plus attractive. « Ils peuvent même le faire si le plan a moins de 5 ans, car 1 % de frais de transfert, ce n’est pas forcément cher payé si l’on a repéré un plan résolument plus rentable », note Aymeric Champeil, président de My Pension, une fintech qui, comme la plupart des courtiers officiant sur Internet, soigne le rapport qualité-coût de ses PER.
Jouer efficacement la carte de la concurrence suppose toutefois d’avoir une vision claire du terrain composite de l’épargne-retraite et du caractère multidimensionnel du PER. Cet intitulé unique recouvre trois catégories distinctes de plans : le PER individuel (PERin), souscrit par l’épargnant auprès de sa banque, de son assureur, d’un courtier, etc. ; le PER collectif (PERcol), mis en place par l’entreprise pour le compte des salariés ; le PER obligatoire (PERo), proposé par l’employeur pour certaines catégories de collaborateurs.
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