vendredi, janvier 30
Des affiches rendant hommage à Renee Nicole Good et Alex Pretti, tués par des agents fédéraux de l’immigration, à Minneapolis (Minnesota), le 29 janvier 2026.

Donald Trump voyait en Minneapolis et Saint Paul, dans le Minnesota, un terrain de bataille idéal de la guerre culturelle qu’il mène aux démocrates. Mais la mort de Renee Good et celle d’Alex Pretti – deux Américains de 37 ans abattus à deux semaines d’écart par des agents de l’ICE et de la Border Patrol, dans le cadre de la grande opération fédérale anti-immigration en cours dans cet Etat du nord des Etats-Unis – ont mis à mal sa stratégie. Les « Twin Cities » ressemblent désormais à un bourbier politique pour le président américain, qui cherche à se désengager sans perdre la face.

Jeudi 29 janvier, les trois agents impliqués dans les deux décès ont été suspendus. Tom Homan, le responsable de la politique migratoire de la Maison Blanche a été envoyé sur place pour reprendre le contrôle des opérations et négocier avec les autorités locales ; un désaveu pour la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem. Enfin Donald Trump ne cesse de répéter que le travail a été accompli à Minneapolis et que l’intervention pourrait prendre « une forme un peu plus détendue ». « On aimerait finir le travail et bien le finir, et je pense qu’on peut le faire avec une désescalade », a-t-il déclaré sur la chaîne ABC.

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