vendredi, mars 6
Un drone Geran-2, une version fabriquée sous licence en Russie du drone iranien Shahed-131/136, exposé à Kiev, le 27 juin 2025.

Face au risque d’une guerre longue en Iran et d’un détournement de l’attention internationale, l’Ukraine mise sur un atout particulier pour rester sur la scène géopolitique : son expérience des drones. Depuis le début du conflit déclenché par Israël et les Etats-Unis, le 28 février, Volodymyr Zelensky multiplie les signaux vers ses alliés. Le président ukrainien a répété qu’il pourrait envoyer des technologies ukrainiennes et aider les pays du Moyen-Orient face à l’Iran, un Etat partenaire de Moscou.

L’idée consiste à mettre au service des alliés une expertise acquise au prix de quatre années de guerre contre les drones iraniens kamikazes de type Shahed. Inquiet de voir fondre les stocks de missiles occidentaux au Moyen-Orient, cruciaux pour la défense aérienne de Kiev, M. Zelensky propose un échange de services avec des engins intercepteurs à bas coût.

Mercredi 4 mars, le chef d’Etat a affirmé avoir reçu des demandes des Etats-Unis et de pays européens pour partager l’expérience de son armée. Des pays voisins de l’Iran se seraient également montrés intéressés, notamment les Emirats arabes unis, le Qatar, la Jordanie et Bahreïn. « Tous sont confrontés à un défi de taille et en parlent ouvertement : les drones de combat iraniens sont les mêmes Shahed qui attaquent nos villes et nos villages, nos infrastructures. L’Ukraine peut contribuer à protéger des vies et à stabiliser la situation », expliquait le président ukrainien sur sa chaîne Telegram, précisant avoir demandé à ses équipes de « présenter des options de soutien aux Etats concernés et de fournir une aide qui n’affaiblirait pas [leur] propre défense ».

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