
A l’heure où le gouvernement déroule son plan national Osez l’IA et où les enjeux de souveraineté agitent les esprits, les risques encourus pour l’emploi et les conditions de travail ne semblent pas la préoccupation première des acteurs économiques français. Mais l’annonce, ces dernières semaines, par la Société générale et Capgemini, de licenciements assumés en lien avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA) semble avoir relancé l’alerte, d’abord du côté des syndicats. « Plus le temps passe, plus il y a urgence à inclure le déploiement de l’IA en entreprise dans le dialogue social », insiste Luc Mathieu, secrétaire national CFDT responsable des questions liées au numérique, en se faisant l’écho d’un message répété par les autres confédérations. « A ce stade, il y a quelques accords collectifs. Mais il y en a peu », précise-t-il, alors qu’AXA, BPCE et Metlife ont été parmi les premiers groupes, en 2025, à explorer cette voie.
« Aujourd’hui, nous planchons sur un accord type pour éviter une trop grande hétérogénéité sur les situations en entreprise », dévoile Matthieu Trubert, coanimateur du collectif numérique de l’Ugict-CGT, en précisant que toutes les organisations non patronales adhèrent à ce projet. Pour elles, l’intérêt d’un accord national interprofessionnel serait de fixer un cadre général qui permettrait des accords sectoriels pouvant ensuite être retranscrits et affinés dans les entreprises.
Il vous reste 75.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




