
Après la guerre commerciale, le retour de la guerre des monnaies ? Les Etats-Unis viennent de hausser le ton contre la devise chinoise, jugée « substantiellement sous-évaluée » dans un rapport du Trésor américain publié jeudi 29 janvier. « Il est important que les autorités chinoises permettent au taux de change du [yuan] de se renforcer de façon rapide et ordonnée, en ligne avec les fondamentaux macroéconomiques », poursuit le rapport.
Deux jours plus tard, Xi Jinping a répliqué. Il veut « une monnaie puissante », se plaçant à terme en concurrent du dollar. Dans un discours qui a déjà deux ans, mais que la revue idéologique du Parti communiste chinois (PCC) a opportunément publié samedi 31 janvier, le président chinois affirme son ambition monétaire. « Qu’est-ce qui fait une grande nation financière ? », interroge-t-il dans les colonnes de Qiushi, l’organe de théorie politique du PCC dont le titre signifie « la quête de vérité ». « D’abord, elle doit avoir une devise puissante, largement usitée dans le commerce international, les investissements, les marchés de change, détenant le statut de monnaie de réserve mondiale. »
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