jeudi, avril 9

  • La demande du gouvernement basque de récupérer le tableau pour l’exposer à Bilbao a suscité un vif débat en Espagne.
  • Le tableau peint par Pablo Picasso, emblème de la dénonciation de la guerre, reste à Madrid, face aux risques liés à son déplacement.
  • « Le Point K » de Karim Bennani, dans Bonjour ! La Matinale TF1, revient sur ce bras de fer.

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Bonjour ! La Matinale TF1

Le tableau Guernica, peint en 1937 par Pablo Picasso, fait l’objet d’un bras de fer entre Madrid et le Pays basque en 2026. La toile, mesurant 3,50 mètres de hauteur sur 8 mètres de long, est actuellement conservée au musée Reine Sofia à Madrid. Elle a été créée après le bombardement de la ville de Guernica, détruite par l’aviation allemande lors d’un bombardement en 1937, avant la Seconde Guerre mondiale. La demande des autorités basques vise à récupérer le tableau pour l’exposer durant neuf mois au musée Guggenheim de Bilbao.

Une suggestion « plouc », selon la présidente de la région de Madrid

Le gouvernement autonome basque souhaite ainsi faire une démarche de réparation et de mémoire historique à l’occasion de la commémoration des 90 ans du bombardement, l’an prochain. Cependant, cette demande a été rejetée par Madrid, notamment par le gouvernement espagnol et la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso. Le ministère de la Culture a donc commandé un rapport au musée de la Reina Sofia. Les conclusions de ce document, consultables sur son site « déconseillent fortement son transfert »

Défendant la conservation du tableau qui attire des millions de visiteurs au musée madrilène de la Reina Sofia, la présidente de la région de Madrid, charismatique figure de proue de l’opposition (PP, droite) a de son côté qualifié cette suggestion de « plouc« , s’attirant les foudres des Basques. 

Créé pour le pavillon espagnol de l’Exposition universelle de 1937 à Paris, le tableau Guernica est l’un de ceux ayant le plus voyagé à l’étranger, notamment aux États-Unis : la fresque, acquise auprès de Picasso par l’État espagnol en 1937, fut placée par Picasso sous la garde du Museum of Modern Art de New York jusqu’à la fin de la guerre civile espagnole. « En 1958, Picasso renouvela le prêt du tableau au MoMA pour une durée indéterminée, jusqu’au rétablissement des libertés démocratiques en Espagne. L’œuvre retourna finalement en Espagne en 1981« , indique le musée madrilène sur son site Internet (nouvelle fenêtre). La toile n’a jamais quitté Madrid depuis. En 1995, les autorités espagnoles avaient même refusé de la prêter au centre Georges-Pompidou. La controverse autour du tableau reste vive, reflet d’un sujet politique sensible en Espagne.

La rédaction de TF1info

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