samedi, avril 11

  • EDF lance un plan pour aider les ménages modestes à installer une pompe à chaleur.
  • Celle-ci permet de bénéficier de factures d’énergie moins chères.
  • L’Ademe partage des conseils pour bien la choisir.

Alors que les factures d’énergie ne cessent d’augmenter, une annonce d’EDF devrait en intéresser plus d’un. Pour ses 80 ans, l’entreprise a annoncé, mercredi 8 avril, un plan à 240 millions d’euros (nouvelle fenêtre) pour accélérer le passage à l’électrique des ménages modestes et des petites entreprises. Plus particulièrement, le plan prévoit le versement à environ 80.000 ménages modestes ou très modestes d’une prime de 1.000 euros pour les inciter à passer à la pompe à chaleur. 

Cette prime sera cumulable avec les aides existantes comme les certificats d’économie d’énergie (CEE) ou MaPrimeRénov’. La pompe à chaleur est présentée comme une solution écologique pour se chauffer, car elle capte de la chaleur (de l’air, du sol ou de l’eau) pour la restituer dans un logement. Certes, elle permet d’alléger les factures d’énergie (nouvelle fenêtre) mais elle représente un investissement coûteux, de l’ordre de 15.000 euros. Avec cette nouvelle aide proposée, le reste à charge serait d’environ 3.000 euros, soit un coût inférieur à celui du remplacement d’une chaudière à gaz, selon EDF.  

Prendre en compte le système de chauffage existant

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Adema) a publié un guide (nouvelle fenêtre) pour bien choisir sa pompe à chaleur. Dans un premier temps, elle conseille de réaliser un bilan thermique pour déterminer la puissance nécessaire. Normalement, il est proposé par les installateurs et il permet notamment de ne pas installer une pompe trop puissante, qui consommerait trop d’électricité. Contre-productif puisqu’il ne ferait pas baisser la facture d’électricité.  

En cas de remplacement, il faut aussi prendre en compte le système de chauffage existant. Ainsi, si un logement possède un chauffage central au gaz ou au fioul, une pompe à chaleur géothermique ou air/eau peut s’installer sur le réseau de distribution d’eau chaude déjà existant. Pour les logements qui disposent d’un chauffage électrique, seule l’installation d’une pompe à chaleur air/air est envisageable sans générer des coûts importants pour créer le réseau de distribution d’eau chaude.

Pompe à chaleur géothermique ou aérothermique ?

Les pompes à chaleur géothermiques permettent de se chauffer grâce à la chaleur du sol ou de l’eau des nappes phréatiques. Pour chauffer une maison d’environ 120 mètres carrés, une pompe à chaleur sur capteurs verticaux peut être installée avec deux sondes géothermiques enfoncées à environ 70 mètres de profondeur chacune dans le sol. Pour les climats rigoureux, une pompe à chaleur sur corbeille, enterrée à moins de 10 mètres, est efficace et permet, en été, de rafraîchir le logement si les émetteurs du système de chauffage sont adaptés. 

Les pompes à chaleur aérothermiques, qui récupèrent la chaleur de l’air, s’adaptent à un grand nombre de logements. Il s’agit de la technologie de chauffage par pompe à chaleur la moins chère, et elle dispose d’un large choix de matériels, ce qui permet d’adapter la puissance de la pompe aux besoins du logement. Enfin, il est conseillé de choisir du matériel porteur de certifications comme la marque NF PAC. Enfin, pour bénéficier des aides financières, il est impératif de faire appel à un professionnel qualifié RGE (un artisan certifié par l’État pour des travaux de rénovation énergétique).

Caroline FRUHAUF pour TF1 INFO

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