Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst
Chaque année, le « gaokao » transforme la Chine en immense salle d’examen. Devant les centres, des policiers encadrent les arrivées, des bénévoles distribuent de l’eau et certaines villes limitent même le trafic pour réduire le bruit.
Car pour des millions de familles, cet examen représente bien plus qu’un simple concours. Après des années de révisions intensives, les élèves jouent une partie de leur avenir en quelques jours seulement. Une bonne note peut ouvrir les portes des universités les plus prestigieuses du pays et offrir de meilleures perspectives professionnelles.
Le « gaokao » reste aussi l’un des principaux moteurs de mobilité sociale. Pour de nombreux jeunes issus de familles modestes ou des zones rurales, il constitue encore la meilleure chance d’accéder à une carrière mieux rémunérée.
Cette pression est d’autant plus forte que le marché de l’emploi s’est dégradé ces dernières années. Même les diplômés des universités peinent parfois à trouver un poste à la hauteur de leurs attentes.
Malgré cela, le « gaokao » conserve un statut presque sacré en Chine : celui d’un examen capable, à lui seul, de changer le destin d’une famille entière.
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