vendredi, janvier 16

En 1876, pendant qu’Alexander Graham Bell inventait le téléphone, un mécano suédois nommé Lars Magnus Ericsson ouvrait à Stockholm un atelier de réparation pour les instruments télégraphiques, et bientôt les téléphones. Ericsson était né. Sa chance ? Alexander Graham Bell n’avait pas déposé de brevet pour protéger son invention en Suède. Quelques années plus tard, Lars Magnus Ericsson lançait un téléphone mural et livrait le premier standard téléphonique. Depuis, l’entreprise s’est réinventée de nombreuses fois, se distinguant récemment par ses deux expertises : les équipements de réseaux télécoms et les réductions d’effectifs à haut débit.

Jeudi 15 janvier, le géant nordique a annoncé dans un communiqué laconique son intention de supprimer 1 600 postes en Suède, où il emploie près de 13 000 salariés (sur un total de près de 90 000 dans le monde), dans l’optique de baisser ses coûts afin de pouvoir « maintenir son leadership technologique ». L’essentiel des réductions d’effectifs devrait affecter le siège social de Kista, au sud de Stockholm, où le choc se teinte de résignation. Chez Ericsson, les restructurations reviennent aussi sûrement que les appels des démarcheurs téléphoniques.

Certaines s’avèrent plus violentes que d’autres. Ericsson employait 40 000 salariés en Suède quand il s’est retrouvé emporté par l’explosion de la bulle Internet en 2000. En cinq ans, il en a fait partir 12 000. Au total, ses effectifs mondiaux sont passés durant cette période de 107 000 à 47 000. En 2001, en particulier, le géant nordique a abandonné la fabrication des téléphones mobiles à Sony Ericsson, une coentreprise créée avec Sony qui en a repris la totalité en 2011.

Au stand d’Ericsson, lors du salon India Mobile Congress 2025, à New Delhi, le 8 octobre 2025.

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