jeudi, février 19

  • Dans un rare communiqué qu’il signe de son nom, le roi d’Angleterre se désolidarise un peu plus de son cadet qui se trouve actuellement en garde à vue.
  • Le souverain de 76 ans dit avoir appris la nouvelle « avec la plus grande inquiétude » et réassure les autorités compétentes « de sa coopération sans réserve ».

Il avait jusqu’ici laissé Buckingham s’exprimer pour lui. Alors que la monarchie britannique semble plus fragilisée que jamais, Charles III prend les devants dans un rare communiqué à la première personne qu’il signe de son nom. « J’ai appris avec la plus grande inquiétude la nouvelle concernant Andrew Mountbatten-Windsor et les soupçons d’abus de pouvoir dans l’exercice de ses fonctions publiques », écrit le roi d’Angleterre alors que son frère cadet se trouve en garde à vue dans le cadre de l’affaire Epstein. L’ancien duc d’York, qui fête ce jeudi ses 66 ans, est soupçonné d’avoir transmis au défunt pédocriminel américain des documents potentiellement confidentiels du gouvernement britannique. 

« Ce qui va suivre est une procédure complète, équitable et appropriée, dans le cadre de laquelle cette affaire sera examinée de manière adéquate et par les autorités compétentes. Comme je l’ai déjà dit, elles bénéficient à cet égard de notre soutien et de notre coopération sans réserve », insiste Charles III qui s’était déjà dit « prêt à aider » la police dans cette enquête qui secoue les Windsor. « Je tiens à le dire clairement : la justice doit suivre son cours. Tant que cette procédure est en cours, il ne serait pas correct de ma part de faire d’autres commentaires sur cette affaire. En attendant, ma famille et moi-même continuerons à remplir nos devoirs et à vous servir tous », conclut-il. 

Cette prise de parole qui sonne comme une prise de distance est attendue depuis des semaines par les Britanniques qui l’ont à plusieurs reprises interpellé dans la rue lors de ses déplacements. Charles III a à deux reprises affiché son soutien « aux victimes et survivants de toutes formes d’abus », notamment au moment de priver son frère de tous ses titres et de son logement royal à Windsor. 

Les médias britanniques rapportent que ni lui ni le palais n’ont été informés à l’avance de l’arrestation d’Andrew. La communication de crise des Windsor n’avait pas été autant sollicitée depuis le départ fracassant de Meghan et Harry vers les États-Unis il y a six ans.

Delphine DE FREITAS

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